<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Relation locataire-bailleur Archives - Jouy Immobilier</title>
	<atom:link href="https://jouy-immobilier.fr/category/relation-locataire-bailleur/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://jouy-immobilier.fr/category/relation-locataire-bailleur/</link>
	<description>Conseils pratiques pour votre logement au quotidien</description>
	<lastBuildDate>Sat, 17 Oct 2026 23:02:19 +0000</lastBuildDate>
	<language>en-US</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0.7</generator>
	<item>
		<title>Loyer impayé : que faire, étape par étape</title>
		<link>https://jouy-immobilier.fr/loyer-impaye-que-faire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille Berthier]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Oct 2026 23:14:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Relation locataire-bailleur]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://jouy-immobilier.fr/?p=140</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un loyer qui ne tombe pas sur le compte le 5 du mois, puis le silence qui s&#8217;installe&#160;: côté bailleur, la tentation est de sauter directement au commandement de payer&#160;; côté locataire en difficulté, la peur de l&#8217;expulsion pousse parfois à ne plus répondre du tout, ce qui aggrave la situation au lieu de la ... <a title="Loyer impayé : que faire, étape par étape" class="read-more" href="https://jouy-immobilier.fr/loyer-impaye-que-faire/" aria-label="Read more about Loyer impayé : que faire, étape par étape">Read more</a></p>
<p>The post <a href="https://jouy-immobilier.fr/loyer-impaye-que-faire/">Loyer impayé : que faire, étape par étape</a> appeared first on <a href="https://jouy-immobilier.fr">Jouy Immobilier</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph">Un loyer qui ne tombe pas sur le compte le 5 du mois, puis le silence qui s&#8217;installe&nbsp;: côté bailleur, la tentation est de sauter directement au commandement de payer&nbsp;; côté locataire en difficulté, la peur de l&#8217;expulsion pousse parfois à ne plus répondre du tout, ce qui aggrave la situation au lieu de la résoudre. Voici, étape par étape, ce qu&#8217;il faut faire des deux côtés — du premier retard aux recours sociaux, en passant par les garanties qui existent pour éviter d&#8217;en arriver là.</p>
<h2 class="wp-block-heading">Que faire dès le premier loyer impayé&nbsp;?</h2>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Contacter le locataire par téléphone ou par mail dans les jours qui suivent, avant toute lettre recommandée&nbsp;: un incident isolé — oubli, retard bancaire, changement de RIB — se règle souvent en un échange direct. Si le silence persiste au-delà d&#8217;une dizaine de jours, une mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception marque le passage à l&#8217;étape suivante.</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Ce premier réflexe n&#8217;est pas qu&#8217;une question de forme&nbsp;: plus la dette s&#8217;accumule avant qu&#8217;une solution soit cherchée, plus les dispositifs d&#8217;aide deviennent difficiles à mobiliser et plus le risque de procédure judiciaire augmente. La mise en demeure elle-même n&#8217;est pas une obligation légale — rien n&#8217;empêche un bailleur d&#8217;aller directement au commandement de payer — mais elle laisse une trace écrite utile si le dossier doit ensuite être présenté à un juge, et elle donne au locataire une dernière occasion de régulariser à l&#8217;amiable, sans frais de commissaire de justice.</p>
<h2 class="wp-block-heading">Quels recours amiables existent avant d&#8217;aller devant le juge&nbsp;?</h2>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un plan d&#8217;apurement — un échéancier négocié directement entre bailleur et locataire — évite les frais de commissaire de justice et de tribunal. Le locataire en difficulté peut aussi solliciter le Fonds de Solidarité pour le Logement (FSL) de son département, qui peut prendre en charge tout ou partie de la dette locative pour favoriser le maintien dans le logement.</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Le FSL est un dispositif géré par chaque conseil départemental&nbsp;: il peut rembourser un arriéré de loyer et de charges, mais la demande doit obligatoirement transiter par un travailleur social (service social départemental, CCAS, ou tout autre service social compétent) — un particulier ne peut pas saisir le FSL en direct. Si le locataire perçoit une aide au logement (APL) versée directement au bailleur en tiers payant, ce dernier a l&#8217;<strong>obligation légale</strong> de signaler l&#8217;impayé à la CAF ou à la MSA dans les <strong>2 mois</strong> suivant sa constitution&nbsp;: l&#8217;aide est alors maintenue pendant une période dite « conservatoire » de <strong>6 mois</strong>, le temps qu&#8217;un plan d&#8217;apurement soit signé — elle n&#8217;est suspendue qu&#8217;en cas d&#8217;échec ou d&#8217;absence de plan.</p>
<div class="wp-block-group" style="padding:18px 20px;background:#e7f1ef;border-left:4px solid #1d6a5f;border-radius:8px;">
<div class="wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong>À retenir.</strong> Un impayé traité dans les deux premiers mois se règle presque toujours à l&#8217;amiable — plan d&#8217;apurement, FSL, maintien de l&#8217;APL. Passé ce délai, le dossier bascule mécaniquement vers le commandement de payer et la CCAPEX, avec des frais et des délais que plus personne ne maîtrise complètement.</p>
</div>
</div>
<h2 class="wp-block-heading">Que se passe-t-il si rien ne se règle à l&#8217;amiable&nbsp;?</h2>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le bailleur fait délivrer un commandement de payer par un commissaire de justice (ex-huissier), qui laisse au locataire 6 semaines ou 2 mois pour régulariser selon la date du bail. Sans régularisation, la procédure se poursuit devant le juge des contentieux de la protection, qui peut encore accorder des délais ou prononcer la résiliation du bail.</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Le détail complet de ce mécanisme — champ d&#8217;application de la clause résolutoire, délai exact selon que le bail a été signé avant ou après le 29 juillet 2023, pouvoir du juge d&#8217;accorder des délais de paiement jusqu&#8217;à 3 ans — fait l&#8217;objet d&#8217;un article dédié : <a href="https://jouy-immobilier.fr/clause-resolutoire-bail/">clause résolutoire du bail, que se passe-t-il en cas de loyer impayé</a>. Ici, l&#8217;essentiel à retenir est le calendrier d&#8217;ensemble, du premier impayé à l&#8217;expulsion éventuelle&nbsp;:</p>
<figure class="wp-block-table">
<table>
<thead>
<tr>
<th style="background:#1d6a5f;color:#fff;">Étape</th>
<th style="background:#1d6a5f;color:#fff;">Délai</th>
<th style="background:#1d6a5f;color:#fff;">Qui agit</th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td>Mise en demeure (facultative)</td>
<td>Immédiat</td>
<td>Bailleur, par lettre recommandée</td>
</tr>
<tr>
<td>Commandement de payer</td>
<td>6 semaines (baux depuis le 29/07/2023) ou 2 mois (baux antérieurs)</td>
<td>Commissaire de justice</td>
</tr>
<tr>
<td>Signalement CCAPEX</td>
<td>Dès 2 mois d&#8217;impayé ou 2 loyers hors charges</td>
<td>Commissaire de justice (obligatoire)</td>
</tr>
<tr>
<td>Assignation au tribunal</td>
<td>6 semaines minimum avant l&#8217;audience</td>
<td>Bailleur</td>
</tr>
<tr>
<td>Jugement</td>
<td>Variable selon le tribunal</td>
<td>Juge des contentieux de la protection</td>
</tr>
<tr>
<td>Commandement de quitter les lieux</td>
<td>2 mois (réductible si mauvaise foi)</td>
<td>Commissaire de justice</td>
</tr>
<tr>
<td>Concours de la force publique</td>
<td>2 mois pour la réponse du préfet</td>
<td>Préfet</td>
</tr>
</tbody>
</table>
</figure>
<h2 class="wp-block-heading">Qui le bailleur doit-il prévenir, et sous peine de quoi&nbsp;?</h2>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le commissaire de justice qui délivre le commandement de payer doit obligatoirement en transmettre copie à la CCAPEX (Commission de Coordination des Actions de Prévention des Expulsions) dès que l&#8217;impayé atteint deux mois sans interruption ou deux loyers hors charges. L&#8217;absence de signalement expose le bailleur à une amende pouvant atteindre 8&nbsp;010&nbsp;€.</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">La CCAPEX existe précisément pour repérer les dossiers au bon moment — avant que la dette ne devienne ingérable — et orienter le locataire vers le FSL, un diagnostic social, ou une négociation de délais. C&#8217;est un maillon de prévention, pas une sanction&nbsp;: un locataire convoqué par la CCAPEX n&#8217;est pas déjà en procédure d&#8217;expulsion, il est simplement signalé comme étant à un stade où une solution reste possible.</p>
<h2 class="wp-block-heading">Comment se prémunir contre un impayé avant même la signature du bail&nbsp;?</h2>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Trois garanties existent, non cumulables entre elles dans la plupart des cas&nbsp;: la caution solidaire d&#8217;un proche, gratuite mais limitée à la solvabilité du garant&nbsp;; la garantie Visale d&#8217;Action Logement, gratuite et accessible sous conditions de ressources, qui couvre jusqu&#8217;à 36 mensualités sur les 3 premières années du bail&nbsp;; et l&#8217;assurance loyers impayés (GLI), payante, souscrite par le bailleur lui-même.</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">Le choix entre ces trois options dépend surtout du profil du locataire et de ce que le bailleur est prêt à gérer administrativement. Le détail de la caution solidaire — mentions obligatoires de l&#8217;acte, durée, prescription — fait l&#8217;objet d&#8217;un article dédié : <a href="https://jouy-immobilier.fr/caution-solidaire-location/">caution solidaire en location</a>.</p>
<figure class="wp-block-table">
<table>
<thead>
<tr>
<th style="background:#c1712f;color:#fff;">Garantie</th>
<th style="background:#c1712f;color:#fff;">Coût pour le bailleur</th>
<th style="background:#c1712f;color:#fff;">Couverture</th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td>Caution solidaire (un proche)</td>
<td>Gratuite</td>
<td>Montant indiqué sur l&#8217;acte, sans plafond légal</td>
</tr>
<tr>
<td>Garantie Visale (Action Logement)</td>
<td>Gratuite</td>
<td>36 mensualités maximum, 3 premières années du bail, plafonds de loyer selon la zone</td>
</tr>
<tr>
<td>Assurance loyers impayés (GLI)</td>
<td>2 à 4&nbsp;% des loyers encaissés</td>
<td>Selon contrat — non cumulable avec une caution, sauf locataire étudiant ou apprenti</td>
</tr>
</tbody>
</table>
</figure>
<h2 class="wp-block-heading">La trêve hivernale bloque-t-elle toutes les démarches&nbsp;?</h2>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Non&nbsp;: la trêve hivernale (1er novembre au 31 mars) suspend uniquement l&#8217;expulsion physique du locataire, pas les étapes qui la précèdent. Commandement de payer, assignation et jugement peuvent parfaitement se dérouler pendant cette période — seule l&#8217;exécution matérielle de l&#8217;expulsion est gelée, sauf si le locataire dispose d&#8217;une solution de relogement ou si le logement est squatté.</strong></p>
<p class="wp-block-paragraph">C&#8217;est une confusion fréquente&nbsp;: beaucoup de locataires croient à tort qu&#8217;un loyer impayé en novembre ne peut déclencher aucune démarche avant avril. En réalité, un dossier qui entre en procédure en novembre peut très bien aboutir à un jugement dès janvier ou février — seule la dernière étape, l&#8217;expulsion elle-même, attendra la fin de la trêve si aucun relogement n&#8217;a été trouvé. Le détail complet (exceptions, cas du relogement, articulation avec le concours de la force publique) est traité dans notre article dédié&nbsp;: <a href="https://jouy-immobilier.fr/treve-hivernale/">trêve hivernale, ce que locataires et bailleurs peuvent faire</a>.</p>
<div class="wp-block-group" style="padding:18px 20px;background:#fbeee1;border-left:4px solid #d98b4a;border-radius:8px;">
<div class="wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Attention.</strong> Couper l&#8217;eau, l&#8217;électricité ou le chauffage pour faire pression sur un locataire en impayé est un délit pénal, quel que soit le motif invoqué — y compris en pleine procédure d&#8217;expulsion en cours. L&#8217;article 1719 du Code civil oblige le bailleur à garantir au locataire la jouissance paisible du logement pendant toute la durée du bail, indépendamment du paiement du loyer&nbsp;; la sanction prévue à l&#8217;article L.&nbsp;521-2 du Code de la construction et de l&#8217;habitation peut atteindre 3 ans d&#8217;emprisonnement et 30&nbsp;000&nbsp;€ d&#8217;amende. La seule voie légale reste la procédure décrite plus haut.</p>
</div>
</div>
<h2 class="wp-block-heading">Un exemple chiffré pour visualiser le calendrier réel</h2>
<p class="wp-block-paragraph">Prenons un loyer de 750&nbsp;€ charges comprises, impayé à partir de mars. Sans réaction du locataire, le bailleur fait délivrer un commandement de payer début mai (environ 2 mois de retard, soit 1&nbsp;500&nbsp;€ de dette — le seuil qui déclenche le signalement CCAPEX). Le commandement laisse 6 semaines, jusqu&#8217;à mi-juin&nbsp;; sans régularisation, l&#8217;assignation est délivrée à l&#8217;été pour une audience à l&#8217;automne. Si le juge prononce la résiliation du bail en novembre, le commandement de quitter les lieux court jusqu&#8217;à fin janvier — mais la trêve hivernale empêche toute expulsion physique avant le 1er avril si le locataire n&#8217;a pas de relogement. Au total&nbsp;: <strong>plus d&#8217;un an</strong> peut s&#8217;écouler entre le premier loyer impayé et un départ effectif, pour une dette qui aura atteint 9&nbsp;000 à 10&nbsp;000&nbsp;€ sur treize mois. C&#8217;est ce délai, bien plus que la procédure elle-même, qui justifie de réagir dès le premier mois plutôt que d&#8217;attendre.</p>
<figure class="wp-block-image size-large"><img width="2160" height="2160"  alt="Infographie : la procédure du loyer impayé étape par étape, délais légaux du commandement de payer à l'expulsion, garanties Visale/GLI/caution solidaire, trêve hivernale" class="wp-image-139" style="max-width:100%;height:auto"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://jouy-immobilier.fr/wp-content/uploads/2026/10/infographie-loyer-impaye.png" srcset="https://jouy-immobilier.fr/wp-content/uploads/2026/10/infographie-loyer-impaye.png 2160w, https://jouy-immobilier.fr/wp-content/uploads/2026/10/infographie-loyer-impaye-300x300.png 300w, https://jouy-immobilier.fr/wp-content/uploads/2026/10/infographie-loyer-impaye-1024x1024.png 1024w, https://jouy-immobilier.fr/wp-content/uploads/2026/10/infographie-loyer-impaye-150x150.png 150w, https://jouy-immobilier.fr/wp-content/uploads/2026/10/infographie-loyer-impaye-768x768.png 768w, https://jouy-immobilier.fr/wp-content/uploads/2026/10/infographie-loyer-impaye-1536x1536.png 1536w, https://jouy-immobilier.fr/wp-content/uploads/2026/10/infographie-loyer-impaye-2048x2048.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 2160px) 100vw, 2160px" /><figcaption class="wp-element-caption">Loyer impayé : la procédure, étape par étape (sources : art. 24 et 7-1 loi n° 89-462 du 06/07/1989, service-public.gouv.fr, ANIL, Action Logement — à jour octobre 2026).</figcaption></figure>
<h2 class="wp-block-heading">Le conseil de Camille</h2>
<div class="wp-block-group" style="padding:18px 20px;background:#e7f1ef;border-left:4px solid #1d6a5f;border-radius:8px;">
<div class="wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le conseil de Camille.</strong> Que vous soyez bailleur ou locataire, ne laissez jamais un impayé « se tasser » en silence plus de quelques semaines. Côté bailleur, un signalement précoce à la CCAPEX ou à la CAF protège vos droits sans précipiter une procédure lourde. Côté locataire, contacter le FSL ou un travailleur social dès le premier retard — avant même de recevoir un commandement de payer — multiplie les chances qu&#8217;un plan d&#8217;apurement suffise à régler la situation sans jamais voir un commissaire de justice.</p>
</div>
</div>
<h2 class="wp-block-heading">Questions fréquentes</h2>
<h3 class="wp-block-heading">Le bailleur peut-il expulser lui-même un locataire en impayé&nbsp;?</h3>
<p class="wp-block-paragraph">Non, en aucun cas. Seul un commissaire de justice mandaté par un jugement, avec le concours éventuel de la force publique, peut procéder à une expulsion. Un bailleur qui change les serrures ou retire les affaires du locataire sans cette procédure s&#8217;expose à des poursuites pénales, quel que soit le montant de la dette.</p>
<h3 class="wp-block-heading">Un locataire peut-il être expulsé s&#8217;il a un dossier de surendettement en cours&nbsp;?</h3>
<p class="wp-block-paragraph">La procédure peut se poursuivre, mais le dépôt d&#8217;un dossier recevable auprès de la commission de surendettement de la Banque de France peut suspendre certaines voies d&#8217;exécution et permettre au juge d&#8217;accorder des délais supplémentaires. La dette locative fait partie des dettes prises en compte dans le plan de surendettement.</p>
<h3 class="wp-block-heading">Le dépôt de garantie couvre-t-il les loyers impayés en cours de bail&nbsp;?</h3>
<p class="wp-block-paragraph">Non&nbsp;: le dépôt de garantie n&#8217;est en principe mobilisable qu&#8217;à la sortie des lieux, pour couvrir des sommes dues (loyers, charges, réparations) une fois le bail terminé. Il ne peut pas être exigé par le bailleur pour compenser un impayé pendant que le locataire est encore dans les lieux. Le détail est traité dans notre article sur le <a href="https://jouy-immobilier.fr/depot-de-garantie-location/">dépôt de garantie en location</a>.</p>
<h3 class="wp-block-heading">Que devient la dette si le bailleur ne fait rien pendant plusieurs années&nbsp;?</h3>
<p class="wp-block-paragraph">Elle se prescrit au bout de 3 ans à compter de l&#8217;échéance de chaque loyer impayé, en application de l&#8217;article 7-1 de la loi du 6 juillet 1989. Passé ce délai, le bailleur ne peut plus réclamer en justice les échéances les plus anciennes — d&#8217;où l&#8217;intérêt, pour lui aussi, de ne pas laisser traîner un dossier.</p>
<h2 class="wp-block-heading">Sources</h2>
<ul>
<li>Service-public.gouv.fr, fiche pratique « Loyers impayés et expulsion du locataire » (réf. F31272, mise à jour du 06/08/2026) — consulté le 02/10/2026.</li>
<li>ANIL, « Impayés de loyer : informations sur des solutions » et « Procédure devant le tribunal : les étapes » — consulté le 02/10/2026.</li>
<li>Article 7-1, loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 (prescription triennale des actions issues du bail) — Légifrance, consulté le 02/10/2026.</li>
<li>Caf.fr, « Procédure de traitement des impayés de loyer » (obligation de signalement à 2 mois, maintien conservatoire de l&#8217;aide au logement 6 mois) — consulté le 02/10/2026.</li>
<li>Action Logement / service-public.gouv.fr, plafonds et durée de la garantie Visale applicables depuis le 6 janvier 2026 — consulté le 02/10/2026.</li>
<li>Article 1719 du Code civil et article L. 521-2 du Code de la construction et de l&#8217;habitation (interdiction de coupure des fluides, sanctions pénales) — consulté le 02/10/2026.</li>
</ul>
<p>The post <a href="https://jouy-immobilier.fr/loyer-impaye-que-faire/">Loyer impayé : que faire, étape par étape</a> appeared first on <a href="https://jouy-immobilier.fr">Jouy Immobilier</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>État des lieux d&#8217;entrée : comment le réaliser sans mauvaise surprise à la sortie</title>
		<link>https://jouy-immobilier.fr/etat-des-lieux-d-entree/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille Berthier]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Aug 2026 23:07:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Relation locataire-bailleur]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://jouy-immobilier.fr/?p=91</guid>

					<description><![CDATA[<p>État des lieux d'entrée : ce qu'il faut vérifier pièce par pièce, qui paie quoi, et le délai de 10 jours pour signaler ce que vous avez manqué le jour J.</p>
<p>The post <a href="https://jouy-immobilier.fr/etat-des-lieux-d-entree/">État des lieux d&#8217;entrée : comment le réaliser sans mauvaise surprise à la sortie</a> appeared first on <a href="https://jouy-immobilier.fr">Jouy Immobilier</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Vous emménagez et le rendez-vous avec le bailleur ou l&#8217;agence approche : l&#8217;état des lieux d&#8217;entrée décide de tout ce qui se jouera à votre départ, parfois des années plus tard. Un défaut non noté aujourd&#8217;hui devient, à la sortie, un défaut qui vous est imputé. Voici comment le réaliser sans rien perdre, ce qu&#8217;il faut vérifier pièce par pièce, qui paie quoi, et le délai de 10 jours dont vous disposez si vous avez manqué quelque chose le jour J.</p>
<h2>Qu&#8217;est-ce que l&#8217;état des lieux d&#8217;entrée, exactement&nbsp;?</h2>
<p><strong>C&#8217;est un document contradictoire décrivant l&#8217;état du logement au moment de la remise des clés, signé par le locataire et le bailleur (ou leurs mandataires), et annexé au contrat de location.</strong> Il sert de référence unique le jour de votre départ&nbsp;: seule la comparaison entre ces deux documents permet de distinguer une dégradation d&#8217;une usure normale.</p>
<p>La loi encadre précisément sa forme&nbsp;: il doit être établi <strong>« contradictoirement et amiablement »</strong> par les parties elles-mêmes, ou par un tiers qu&#8217;elles mandatent conjointement, et rédigé « en autant d&#8217;exemplaires que de parties » (article 3-2 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989). Concrètement&nbsp;: si vous êtes seul locataire et qu&#8217;il y a un bailleur, il faut deux exemplaires originaux, chacun devant en repartir avec le sien.</p>
<h2>Qui doit être présent et comment se déroule-t-il&nbsp;?</h2>
<p><strong>Le bailleur (ou son mandataire) et le locataire examinent ensemble chaque pièce, relèvent les compteurs d&#8217;énergie et complètent un modèle-type identique à celui utilisé à la sortie, ce qui rend la comparaison directe.</strong> Le modèle est fixé par le décret n° 2016-382 du 30 mars 2016&nbsp;: identification des parties et du logement, date, relevés des compteurs d&#8217;eau, de gaz et d&#8217;électricité (dès lors qu&#8217;il existe une installation individuelle ou un comptage individuel sur une installation collective), description pièce par pièce, et signature des deux parties.</p>
<p>Il peut être réalisé sur papier ou sur tablette avec des photos horodatées&nbsp;: la loi n&#8217;impose pas de support, seulement le contenu et le caractère contradictoire. Un état des lieux rempli par une seule des parties, sans l&#8217;autre présente ni mandatée, n&#8217;a aucune valeur en cas de litige.</p>
<table style="width:100%;border-collapse:collapse;margin:24px 0">
<caption style="text-align:left;font-weight:600;margin-bottom:8px">Ce qu&#8217;il faut vérifier pièce par pièce</caption>
<tr>
<th style="background:#1d6a5f;color:#fff;padding:10px;text-align:left">Pièce / élément</th>
<th style="background:#1d6a5f;color:#fff;padding:10px;text-align:left">Points de contrôle</th>
<th style="background:#1d6a5f;color:#fff;padding:10px;text-align:left">Piège fréquent</th>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">Murs, sols, plafonds</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">Taches, fissures, trous de fixation existants, état de la peinture</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">Une case « bon état » cochée trop vite sans détail écrit ne protège de rien à la sortie</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">Ouvertures</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">Fenêtres, volets, serrures, joints, moustiquaires</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">Un volet qui force n&#8217;est signalé qu&#8217;à l&#8217;usage, souvent trop tard</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">Cuisine</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">Plaques, hotte, évier, joints, état des meubles si équipée</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">Tester chaque plaque et l&#8217;extraction de la hotte, pas seulement l&#8217;aspect visuel</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">Salle de bains / WC</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">Joints de silicone, évacuations, pression et température de l&#8217;eau, ventilation</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">Une VMC silencieuse mais à l&#8217;arrêt passe facilement inaperçue</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">Chauffage</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">Radiateurs, chaudière, purge, thermostat</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">Hors période de chauffe, un défaut de chauffage ne se voit pas le jour J (voir plus bas)</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px">Compteurs</td>
<td style="padding:10px">Relevés exacts eau / gaz / électricité, index photographiés</td>
<td style="padding:10px">Un chiffre mal recopié fait payer au locataire la consommation du précédent occupant</td>
</tr>
</table>
<figure class="wp-block-image size-large"><img width="2160" height="2160"  alt="Infographie état des lieux d'entrée : 10 jours pour corriger, 3,03 euros/m2 de plafond honoraires, 1 mois pour le chauffage, 50/50 en cas de commissaire de justice" class="wp-image-90" style="max-width:100%;height:auto"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://jouy-immobilier.fr/wp-content/uploads/2026/09/infographie-edl-entree.png" srcset="https://jouy-immobilier.fr/wp-content/uploads/2026/09/infographie-edl-entree.png 2160w, https://jouy-immobilier.fr/wp-content/uploads/2026/09/infographie-edl-entree-300x300.png 300w, https://jouy-immobilier.fr/wp-content/uploads/2026/09/infographie-edl-entree-1024x1024.png 1024w, https://jouy-immobilier.fr/wp-content/uploads/2026/09/infographie-edl-entree-150x150.png 150w, https://jouy-immobilier.fr/wp-content/uploads/2026/09/infographie-edl-entree-768x768.png 768w, https://jouy-immobilier.fr/wp-content/uploads/2026/09/infographie-edl-entree-1536x1536.png 1536w, https://jouy-immobilier.fr/wp-content/uploads/2026/09/infographie-edl-entree-2048x2048.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 2160px) 100vw, 2160px" /><figcaption class="wp-element-caption">État des lieux d&#8217;entrée : l&#8217;essentiel en un coup d&#8217;œil (sources : art. 3-2 loi 89-462, décret 2014-890, art. A444-27 code de commerce).</figcaption></figure>
<h2>Combien coûte l&#8217;état des lieux d&#8217;entrée, et qui paie&nbsp;?</h2>
<p><strong>Réalisé par les parties elles-mêmes, l&#8217;état des lieux d&#8217;entrée ne coûte rien&nbsp;; confié à un professionnel mandaté par le bailleur, le locataire ne peut se voir facturer plus de 3,03&nbsp;€ par m² habitable, et jamais plus que ce que paie le bailleur pour la même prestation.</strong> Ce plafond, fixé par le décret n° 2014-890 du 1ᵉʳ août 2014 relatif aux honoraires de location et revalorisé au 1ᵉʳ janvier 2026, encadre uniquement l&#8217;état des lieux <em>d&#8217;entrée</em> établi par un mandataire&nbsp;: à la sortie, quand le bailleur choisit seul de recourir à un professionnel, c&#8217;est lui qui règle l&#8217;intégralité de la note (voir notre article sur <a href="https://jouy-immobilier.fr/etat-des-lieux-de-sortie/">l&#8217;état des lieux de sortie</a>).</p>
<div style="background:#fbeee1;border-left:4px solid #d98b4a;padding:16px 20px;margin:24px 0;border-radius:4px">
<strong>Exemple chiffré</strong> — Léa emménage dans un studio de 30&nbsp;m² à Jouy, via une agence qui facture 150&nbsp;€ TTC pour l&#8217;état des lieux d&#8217;entrée réalisé par son mandataire. Plafond légal applicable à Léa&nbsp;: 30 × 3,03&nbsp;€ = <strong>90,90&nbsp;€ maximum</strong>. Le reste, soit <strong>59,10&nbsp;€</strong>, reste obligatoirement à la charge du bailleur — quel que soit le montant réellement facturé par l&#8217;agence. Si l&#8217;agence exige davantage de Léa, elle est en droit de refuser et de demander le remboursement du trop-perçu.</div>
<table style="width:100%;border-collapse:collapse;margin:24px 0">
<caption style="text-align:left;font-weight:600;margin-bottom:8px">Qui paie l&#8217;état des lieux, entrée vs sortie</caption>
<tr>
<th style="background:#c1712f;color:#fff;padding:10px;text-align:left">Situation</th>
<th style="background:#c1712f;color:#fff;padding:10px;text-align:left">À l&#8217;entrée</th>
<th style="background:#c1712f;color:#fff;padding:10px;text-align:left">À la sortie</th>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">Fait par les parties elles-mêmes</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">Gratuit</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">Gratuit</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">Fait par un mandataire du bailleur</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">Partagé, locataire plafonné à 3,03&nbsp;€/m², jamais plus que le bailleur</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">Entièrement à la charge du bailleur</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px">Désaccord, recours à un commissaire de justice</td>
<td style="padding:10px" colspan="2">Frais partagés par moitié entre bailleur et locataire, quel que soit le moment</td>
</tr>
</table>
<h2>Vous avez oublié de signaler un défaut&nbsp;: que faire dans les 10&nbsp;jours&nbsp;?</h2>
<p><strong>Vous disposez de 10 jours après la remise des clés pour demander par écrit au bailleur de compléter l&#8217;état des lieux d&#8217;entrée sur un point que vous avez omis ou mal vu le jour même.</strong> Ce délai, prévu par l&#8217;article 3-2 de la loi de 1989, est votre filet de sécurité&nbsp;: une tache derrière un meuble, une fissure masquée par la lumière du jour J, un joint fatigué découvert en s&#8217;installant réellement.</p>
<div style="background:#e7f1ef;border-left:4px solid #1d6a5f;padding:16px 20px;margin:24px 0;border-radius:4px">
<strong>À retenir</strong> — Envoyez votre demande par écrit (courriel avec accusé, ou lettre recommandée pour garder une preuve de date), accompagnée de photos horodatées. Sans cette démarche dans les 10 jours, le défaut non signalé le jour de l&#8217;état des lieux vous sera présumé imputable à la sortie.
</div>
<p>Le chauffage bénéficie d&#8217;un délai spécifique et plus long&nbsp;: pendant tout le premier mois de la période de chauffe, vous pouvez demander que l&#8217;état des lieux soit complété sur les éléments de chauffage — logique, puisqu&#8217;un radiateur ne révèle un défaut qu&#8217;une fois allumé. La période de chauffe démarrant généralement le 15 octobre, un emménagement en septembre vous laisse jusqu&#8217;à la mi-novembre pour tester chaque radiateur et signaler ce qui ne fonctionne pas.</p>
<h2>Et si le bailleur refuse de faire l&#8217;état des lieux, ou en cas de désaccord&nbsp;?</h2>
<p><strong>Si les parties ne parviennent pas à s&#8217;accorder, l&#8217;état des lieux est établi par un commissaire de justice à l&#8217;initiative de la partie la plus diligente, à frais partagés par moitié entre bailleur et locataire, selon un tarif réglementé.</strong> Ce tarif dépend de la surface du logement (barème de l&#8217;article A444-27 du code de commerce, en vigueur depuis le 1ᵉʳ mars 2024)&nbsp;: 110,68&nbsp;€ pour un logement de moins de 50&nbsp;m², 128,95&nbsp;€ entre 50 et 150&nbsp;m², 193,43&nbsp;€ au-delà — soit environ 55 à 97&nbsp;€ à la charge de chacun. Quand une agence est impliquée, le coût de l&#8217;état des lieux d&#8217;entrée figure parmi les rares frais qu&#8217;elle peut facturer au locataire&nbsp;: le détail est dans notre guide sur les <a href="https://jouy-immobilier.fr/frais-agence-location/">frais d&#8217;agence en location</a>.</p>
<div style="background:#fbeee1;border-left:4px solid #d98b4a;padding:16px 20px;margin:24px 0;border-radius:4px">
<strong>Attention</strong> — Si aucun état des lieux d&#8217;entrée n&#8217;est établi du tout (ni amiable, ni par commissaire de justice), l&#8217;article 1731 du code civil présume que le locataire a reçu le logement en bon état de réparations locatives, sauf preuve contraire à sa charge. En clair&nbsp;: l&#8217;absence d&#8217;état des lieux protège en priorité le bailleur, pas le locataire. Ne jamais s&#8217;en dispenser, même entre particuliers de confiance.
</div>
<h2>Le conseil de Camille</h2>
<p>Je le répète à chaque emménagement que j&#8217;accompagne&nbsp;: prenez le temps, même si l&#8217;agent est pressé. Photographiez chaque pièce sous plusieurs angles avec votre téléphone (la date s&#8217;enregistre automatiquement dans les métadonnées), testez réellement chaque robinet, interrupteur et fenêtre au lieu de vous fier à l&#8217;apparence, et ne signez jamais un document que vous n&#8217;avez pas relu ligne par ligne. Les 10 jours qui suivent sont un vrai filet de sécurité&nbsp;: utilisez-les si besoin, ce n&#8217;est ni gênant ni suspect, c&#8217;est prévu par la loi.</p>
<h2>Foire aux questions</h2>
<h3>Peut-on faire l&#8217;état des lieux d&#8217;entrée soi-même, sans professionnel&nbsp;?</h3>
<p>Oui, et c&#8217;est même la situation la plus fréquente&nbsp;: rien n&#8217;oblige à passer par un mandataire. Bailleur et locataire peuvent le remplir eux-mêmes à l&#8217;aide d&#8217;un modèle-type (conforme au décret n° 2016-382), du moment qu&#8217;il reste contradictoire et signé des deux parties. C&#8217;est aussi la seule façon d&#8217;éviter tout frais.</p>
<h3>L&#8217;état des lieux d&#8217;entrée est-il obligatoire pour une location meublée&nbsp;?</h3>
<p>Oui, l&#8217;obligation posée par l&#8217;article 3-2 de la loi de 1989 s&#8217;applique à tous les baux d&#8217;habitation, meublés comme vides, y compris les baux mobilité. Pour un meublé, il est recommandé d&#8217;y annexer également un inventaire détaillé du mobilier, distinct de l&#8217;état des lieux mais tout aussi utile en cas de litige.</p>
<h3>Que faire si le bailleur ne remet pas de copie de l&#8217;état des lieux&nbsp;?</h3>
<p>Réclamez-la immédiatement par écrit&nbsp;: la loi impose qu&#8217;il en existe autant d&#8217;exemplaires originaux que de parties, chacune devant repartir avec le sien signé le jour même. Sans cet exemplaire, vous n&#8217;avez aucune preuve de l&#8217;état du logement à votre arrivée si un litige survient à la sortie.</p>
<h2>Sources</h2>
<ul>
<li>Article 3-2, loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 — Légifrance, consulté le 01/09/2026</li>
<li>Décret n° 2016-382 du 30 mars 2016 (modèle-type d&#8217;état des lieux) — Légifrance</li>
<li>Décret n° 2014-890 du 1ᵉʳ août 2014 relatif au plafonnement des honoraires imputables aux locataires — Légifrance, plafond revalorisé à 3,03&nbsp;€/m² au 01/01/2026</li>
<li>Article A444-27, code de commerce (tarif commissaire de justice, en vigueur depuis le 01/03/2024) — Légifrance</li>
<li>Article 1731, code civil — Légifrance</li>
<li>ANIL — « L&#8217;arrivée dans une location : comment se passe l&#8217;état des lieux d&#8217;entrée ? », consulté le 01/09/2026</li>
</ul>
<p>The post <a href="https://jouy-immobilier.fr/etat-des-lieux-d-entree/">État des lieux d&#8217;entrée : comment le réaliser sans mauvaise surprise à la sortie</a> appeared first on <a href="https://jouy-immobilier.fr">Jouy Immobilier</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Trêve hivernale : ce que locataires et bailleurs peuvent (et ne peuvent pas) faire</title>
		<link>https://jouy-immobilier.fr/treve-hivernale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille Berthier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Aug 2026 00:24:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Relation locataire-bailleur]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://jouy-immobilier.fr/?p=86</guid>

					<description><![CDATA[<p>Trêve hivernale : dates exactes, qui est protégé contre l'expulsion et les coupures d'énergie, exceptions légales, et ce qui reste possible pour le bailleur pendant ces cinq mois.</p>
<p>The post <a href="https://jouy-immobilier.fr/treve-hivernale/">Trêve hivernale : ce que locataires et bailleurs peuvent (et ne peuvent pas) faire</a> appeared first on <a href="https://jouy-immobilier.fr">Jouy Immobilier</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Chaque année entre novembre et mars, la même question revient&nbsp;: peut-on encore expulser un locataire, couper l&#8217;électricité ou le gaz d&#8217;un logement en cas d&#8217;impayés&nbsp;? La <strong>trêve hivernale</strong> est l&#8217;une des règles les plus connues du droit du logement — et l&#8217;une des plus mal comprises, y compris par des bailleurs qui se croient totalement bloqués, ou des locataires qui se croient protégés contre tout pendant cinq mois. Ni l&#8217;un ni l&#8217;autre n&#8217;a tout à fait raison. Voici ce que dit précisément la loi, ce qui reste possible pendant la trêve, et ce qui se passe une fois qu&#8217;elle prend fin.</p>
<h2>Quand la trêve hivernale s&#8217;applique-t-elle, et à qui&nbsp;?</h2>
<p>La trêve hivernale suspend l&#8217;exécution des expulsions locatives du <strong>1<sup>er</sup>&nbsp;novembre au 31&nbsp;mars inclus</strong>, chaque année, quelle que soit la date du jugement. Elle protège tout occupant d&#8217;un logement à titre de résidence, sauf six exceptions prévues par la loi&nbsp;: squat, relogement déjà assuré, immeuble dangereux, violences conjugales et logements étudiants non conformes.</p>
<p>Le texte de référence est l&#8217;<strong>article&nbsp;L.412-6 du Code des procédures civiles d&#8217;exécution</strong>&nbsp;: « il est sursis à toute mesure d&#8217;expulsion non exécutée à la date du 1<sup>er</sup>&nbsp;novembre de chaque année jusqu&#8217;au 31&nbsp;mars de l&#8217;année suivante ». La règle est perpétuelle&nbsp;: elle ne dépend d&#8217;aucun décret annuel, la prochaine trêve débutera donc le 1<sup>er</sup>&nbsp;novembre&nbsp;2026. Elle couvre aussi bien les résidences principales que secondaires occupées, que le logement soit loué vide, meublé, ou occupé sans titre à la suite d&#8217;un ancien bail.</p>
<table style="border-collapse:collapse;width:100%">
<thead>
<tr>
<th style="background:#1d6a5f;color:#fff;padding:10px;text-align:left">Protégé pendant la trêve hivernale</th>
<th style="background:#c1712f;color:#fff;padding:10px;text-align:left">Non protégé, expulsion possible</th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Locataire en résidence principale ou secondaire, même sans bail écrit</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Squatteur d&#8217;un logement — résidence principale ou secondaire d&#8217;autrui</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Jugement d&#8217;expulsion rendu avant ou pendant la trêve</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Squatteur d&#8217;un local autre qu&#8217;un logement (garage, terrain, local commercial occupé illégalement)</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Locataire en procédure d&#8217;expulsion pour impayés, même en fin de délai de grâce</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Occupant dont le relogement est assuré dans des conditions respectant l&#8217;unité et les besoins de la famille</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Occupant d&#8217;un immeuble non visé par un arrêté de péril ou d&#8217;insalubrité</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Occupant d&#8217;un immeuble frappé d&#8217;un arrêté de mise en sécurité ou d&#8217;insalubrité</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">—</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Conjoint, partenaire ou concubin violent expulsé sur décision du juge aux affaires familiales</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">—</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Occupant d&#8217;un logement étudiant non conforme aux conditions d&#8217;attribution (résidence universitaire, CROUS)</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<div style="background:#e7f1ef;border-left:4px solid #1d6a5f;padding:16px 20px;margin:24px 0;border-radius:4px">
<strong>À retenir.</strong> La trêve hivernale suspend l&#8217;exécution physique de l&#8217;expulsion, pas la procédure judiciaire elle-même. Un bailleur peut engager les démarches, obtenir un jugement, faire délivrer un commandement de quitter les lieux pendant la trêve — seule l&#8217;intervention du commissaire de justice pour l&#8217;expulsion effective est reportée après le 31&nbsp;mars.
</div>
<figure class="wp-block-image size-large"><img width="2160" height="2160"  alt="Infographie trêve hivernale : qui est protégé, qui ne l'est pas, 5 mois, 6 semaines, 1 kVA" class="wp-image-85" style="max-width:100%;height:auto"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://jouy-immobilier.fr/wp-content/uploads/2026/08/infographie-treve-hivernale.png" srcset="https://jouy-immobilier.fr/wp-content/uploads/2026/08/infographie-treve-hivernale.png 2160w, https://jouy-immobilier.fr/wp-content/uploads/2026/08/infographie-treve-hivernale-300x300.png 300w, https://jouy-immobilier.fr/wp-content/uploads/2026/08/infographie-treve-hivernale-1024x1024.png 1024w, https://jouy-immobilier.fr/wp-content/uploads/2026/08/infographie-treve-hivernale-150x150.png 150w, https://jouy-immobilier.fr/wp-content/uploads/2026/08/infographie-treve-hivernale-768x768.png 768w, https://jouy-immobilier.fr/wp-content/uploads/2026/08/infographie-treve-hivernale-1536x1536.png 1536w, https://jouy-immobilier.fr/wp-content/uploads/2026/08/infographie-treve-hivernale-2048x2048.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 2160px) 100vw, 2160px" /><figcaption class="wp-element-caption">Trêve hivernale : l&#8217;essentiel en un coup d&#8217;œil (sources : art. L412-6 CPCE, art. 24 loi 89-462 modifié loi 2023-668, art. L115-3 CASF, service-public.gouv.fr).</figcaption></figure>
<h2>Comment se déroule une procédure d&#8217;expulsion malgré la trêve hivernale&nbsp;?</h2>
<p>La procédure comporte quatre étapes&nbsp;: commandement de payer (délai de 6&nbsp;semaines), assignation puis jugement, commandement de quitter les lieux (délai légal de 2&nbsp;mois, extensible par le juge de 1&nbsp;mois à 1&nbsp;an), et enfin l&#8217;intervention du commissaire de justice — impossible entre le 1<sup>er</sup>&nbsp;novembre et le 31&nbsp;mars sauf exception.</p>
<p>Depuis la loi n°&nbsp;2023-668 du 27&nbsp;juillet&nbsp;2023, le délai laissé au locataire pour régulariser après un commandement de payer visant la <a href="https://jouy-immobilier.fr/clause-resolutoire-bail/">clause résolutoire</a> est passé de deux mois à <strong>six semaines</strong> (article&nbsp;24 de la loi n°&nbsp;89-462 du 6&nbsp;juillet&nbsp;1989). Faute de régularisation, le bailleur peut assigner le locataire devant le juge des contentieux de la protection. Si le juge prononce l&#8217;expulsion, il peut aussi accorder un <strong>délai de grâce</strong>, dont la durée est encadrée par la loi&nbsp;: entre 1&nbsp;mois et 1&nbsp;an (articles&nbsp;L.412-3 et L.412-4 du Code des procédures civiles d&#8217;exécution). Ce n&#8217;est qu&#8217;à l&#8217;expiration de ce délai qu&#8217;un commandement de quitter les lieux peut être délivré, avec son propre délai légal de deux mois (article&nbsp;L.412-1 du même code).</p>
<table style="border-collapse:collapse;width:100%">
<thead>
<tr>
<th style="background:#1d6a5f;color:#fff;padding:10px;text-align:left">Étape de la procédure</th>
<th style="background:#1d6a5f;color:#fff;padding:10px;text-align:left">Délai légal</th>
<th style="background:#1d6a5f;color:#fff;padding:10px;text-align:left">Base légale</th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Commandement de payer (clause résolutoire)</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">6&nbsp;semaines pour régulariser</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Art.&nbsp;24, loi n°&nbsp;89-462, modifié par la loi n°&nbsp;2023-668</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Assignation en justice, puis jugement</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Variable selon le tribunal</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Art.&nbsp;24, loi n°&nbsp;89-462</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Délai de grâce éventuel accordé par le juge</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">De 1&nbsp;mois à 1&nbsp;an</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Art.&nbsp;L.412-3 et L.412-4 CPCE</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Commandement de quitter les lieux</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">2&nbsp;mois avant expulsion effective</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Art.&nbsp;L.412-1 CPCE</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Intervention du commissaire de justice</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Suspendue du 1<sup>er</sup>&nbsp;nov. au 31&nbsp;mars (sauf exceptions)</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Art.&nbsp;L.412-6 CPCE</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Concours de la force publique, en cas de résistance</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Sur réquisition préfectorale</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Code des procédures civiles d&#8217;exécution</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<div style="background:#e7f1ef;border-left:4px solid #1d6a5f;padding:16px 20px;margin:24px 0;border-radius:4px">
<p style="margin:0 0 8px"><strong>Un exemple chiffré&nbsp;: le cas de M.&nbsp;Rambert, bailleur à Angers.</strong></p>
<p style="margin:0">Son locataire cesse de payer un loyer de <strong>820&nbsp;€</strong> en mars. M.&nbsp;Rambert fait délivrer un commandement de payer début avril&nbsp;: le locataire dispose de <strong>6&nbsp;semaines</strong> pour régulariser (article&nbsp;24 de la loi de 1989, modifié en 2023), soit jusqu&#8217;à mi-mai. Faute de paiement, il assigne devant le juge des contentieux de la protection&nbsp;; le jugement d&#8217;expulsion est rendu fin juillet, avec un <strong>délai de grâce de 2&nbsp;mois</strong> accordé par le juge. Le commandement de quitter les lieux est délivré en octobre, avec son délai légal de <strong>2&nbsp;mois</strong>, ce qui reporte l&#8217;échéance à décembre — mais la trêve hivernale a débuté entre-temps, le 1<sup>er</sup>&nbsp;novembre. Résultat&nbsp;: même si tous les délais judiciaires sont écoulés dès décembre, l&#8217;expulsion physique ne pourra intervenir qu&#8217;à partir du 1<sup>er</sup>&nbsp;avril suivant. Entre le premier impayé et le départ effectif du logement, <strong>treize mois</strong> se seront écoulés — et si aucun règlement n&#8217;intervient d&#8217;ici là, l&#8217;impayé aura atteint 13&nbsp;×&nbsp;820&nbsp;€&nbsp;=&nbsp;<strong>10&nbsp;660&nbsp;€</strong>, une dette que la trêve ne suspend jamais, seulement l&#8217;expulsion.</p>
</div>
<h2>La trêve hivernale protège-t-elle aussi contre les coupures d&#8217;électricité, de gaz et d&#8217;eau&nbsp;?</h2>
<p>Oui pour l&#8217;électricité et le gaz, du 1<sup>er</sup>&nbsp;novembre au 31&nbsp;mars, dans une résidence principale&nbsp;: aucune coupure pour impayé n&#8217;est autorisée, seule une réduction de puissance à 1&nbsp;kVA reste possible. Pour l&#8217;eau, l&#8217;interdiction de couper est permanente toute l&#8217;année, pas seulement en hiver.</p>
<p>La base légale est commune aux deux protections&nbsp;: l&#8217;<strong>article&nbsp;L.115-3 du Code de l&#8217;action sociale et des familles</strong>. Pour l&#8217;énergie, il interdit toute coupure d&#8217;électricité, de gaz ou de chauffage collectif pour impayé dans une résidence principale pendant la trêve&nbsp;; le fournisseur garde la possibilité de réduire la puissance électrique à 1&nbsp;kVA — sauf pour les bénéficiaires du chèque énergie, qui conservent la pleine puissance pendant toute la période (article&nbsp;L.124-1 du Code de l&#8217;énergie). Pour l&#8217;eau, la <strong>loi n°&nbsp;2013-312 du 15&nbsp;avril&nbsp;2013</strong> (dite « loi Brottes ») interdit toute coupure d&#8217;eau dans une résidence principale, impayé ou non, <strong>tous les mois de l&#8217;année</strong> — disposition confirmée par le Conseil constitutionnel le 29&nbsp;mai&nbsp;2015. Un propriétaire qui coupe lui-même l&#8217;eau d&#8217;un locataire en impayé, même hors trêve, commet une infraction.</p>
<p>Cette protection énergétique ne s&#8217;applique qu&#8217;à la <strong>résidence principale</strong>, pas aux résidences secondaires, et n&#8217;empêche pas le fournisseur de résilier le contrat&nbsp;: seule l&#8217;interruption physique de l&#8217;alimentation est interdite pendant la trêve.</p>
<div style="background:#fbeee1;border-left:4px solid #d98b4a;padding:16px 20px;margin:24px 0;border-radius:4px">
<strong>Attention&nbsp;: la trêve hivernale ne gèle pas la dette.</strong> Loyers et factures impayés continuent de courir, avec intérêts éventuels si le contrat le prévoit. Un locataire en difficulté a intérêt à solliciter le <strong>Fonds de solidarité pour le logement</strong> (FSL) de son département dès les premiers impayés, plutôt que d&#8217;attendre la fin de la trêve pour agir — un dossier déposé tôt pèse davantage qu&#8217;un silence de plusieurs mois.
</div>
<h2>Que faire concrètement, côté locataire et côté bailleur&nbsp;?</h2>
<p>Côté locataire&nbsp;: contactez votre bailleur et votre CAF ou MSA dès le premier loyer manqué pour vérifier vos droits à une aide au logement ou un échéancier, avant que la dette ne s&#8217;accumule. En cas de menace de coupure d&#8217;énergie, contactez votre fournisseur pour un plan d&#8217;apurement, ou le service social de votre mairie&nbsp;: le chèque énergie et les aides du FSL peuvent couvrir une partie de la facture.</p>
<p>Côté bailleur&nbsp;: engagez la procédure dès le premier mois d&#8217;impayé plutôt que d&#8217;attendre — chaque semaine perdue avant le 1<sup>er</sup>&nbsp;novembre est une semaine de moins avant que la trêve ne gèle toute expulsion physique pour cinq mois. La garantie loyers impayés (GLI) ou la caution solidaire, si elles ont été souscrites, permettent de limiter la perte financière pendant que la procédure suit son cours.</p>
<div style="background:#e7f1ef;border-left:4px solid #1d6a5f;padding:16px 20px;margin:24px 0;border-radius:4px">
<strong>Le conseil de Camille.</strong> Que vous soyez locataire ou bailleur, la pire erreur est d&#8217;attendre. Un locataire qui anticipe une difficulté de paiement a intérêt à contacter son bailleur avant le premier impayé plutôt qu&#8217;après&nbsp;: un échéancier négocié à l&#8217;amiable évite presque toujours d&#8217;aller jusqu&#8217;au commandement de payer. Un bailleur confronté à un impayé a intérêt à se faire accompagner dès le début par un professionnel (huissier, association de propriétaires) pour ne perdre aucun des délais qui courent — une clause résolutoire mal notifiée repart de zéro, et c&#8217;est souvent ce qui transforme trois mois d&#8217;impayés en treize.
</div>
<h2>Foire aux questions</h2>
<h3>Un propriétaire peut-il expulser lui-même son locataire pendant la trêve hivernale&nbsp;?</h3>
<p>Non. Seul un commissaire de justice peut procéder à une expulsion, avec le concours éventuel de la force publique. Toute expulsion « à la main », changement de serrure ou coupure sauvage d&#8217;électricité engage la responsabilité pénale du bailleur&nbsp;: jusqu&#8217;à 3&nbsp;ans d&#8217;emprisonnement et 30&nbsp;000&nbsp;€ d&#8217;amende (article&nbsp;226-4-2 du Code pénal).</p>
<h3>La trêve hivernale s&#8217;applique-t-elle aux locations saisonnières ou meublées de tourisme&nbsp;?</h3>
<p>Non. Elle protège les résidences principales et secondaires occupées à titre d&#8217;habitation, pas les locations touristiques de courte durée, régies par un contrat de nature commerciale et non par la loi de 1989.</p>
<h3>Le locataire peut-il être expulsé le 1<sup>er</sup>&nbsp;avril, dès la fin de la trêve&nbsp;?</h3>
<p>Oui, si le jugement et le commandement de quitter les lieux ont déjà purgé leurs délais légaux avant le 1<sup>er</sup>&nbsp;novembre précédent. Sinon, la procédure judiciaire reprend simplement son cours normal à cette date, sans accélération particulière.</p>
<h3>Que se passe-t-il si l&#8217;occupant est reconnu comme squatteur&nbsp;?</h3>
<p>La trêve ne s&#8217;applique pas. La loi n°&nbsp;2023-668 du 27&nbsp;juillet&nbsp;2023 a explicitement exclu de la protection les squatteurs d&#8217;un logement d&#8217;autrui (résidence principale ou secondaire) ainsi que ceux occupant illégalement un local d&#8217;un autre type&nbsp;: garage, terrain, local commercial.</p>
<h2>Pour aller plus loin</h2>
<p>Si vous quittez ou reprenez un logement à cette période de l&#8217;année, notre guide sur <a href="https://jouy-immobilier.fr/etat-des-lieux-de-sortie/">l&#8217;état des lieux de sortie</a> détaille le déroulé et les litiges les plus fréquents sur le dépôt de garantie. Et si un impayé pousse à envisager la fin d&#8217;un bail en cours plutôt qu&#8217;une procédure d&#8217;expulsion, notre article sur le <a href="https://jouy-immobilier.fr/bail-mobilite/">bail mobilité</a> présente une alternative à durée courte, sans dépôt de garantie. Retrouvez tous nos guides pratiques sur le logement sur <a href="https://jouy-immobilier.fr/">jouy-immobilier.fr</a>.</p>
<h2>Sources</h2>
<ul>
<li>Legifrance — Code des procédures civiles d&#8217;exécution, articles L.412-1, L.412-3, L.412-4 et L.412-6 (délais et sursis à l&#8217;expulsion). Consulté le 25/08/2026.</li>
<li>Legifrance — Loi n°&nbsp;89-462 du 6&nbsp;juillet&nbsp;1989, article&nbsp;24 (clause résolutoire, commandement de payer), tel que modifié par la loi n°&nbsp;2023-668 du 27&nbsp;juillet&nbsp;2023. Consulté le 25/08/2026.</li>
<li>Legifrance — Code de l&#8217;action sociale et des familles, article&nbsp;L.115-3 (interdiction des coupures d&#8217;eau, d&#8217;électricité et de gaz). Consulté le 25/08/2026.</li>
<li>Legifrance — Loi n°&nbsp;2013-312 du 15&nbsp;avril&nbsp;2013 (loi Brottes), et Code de l&#8217;énergie, article&nbsp;L.124-1 (chèque énergie, maintien de puissance). Consulté le 25/08/2026.</li>
<li>Legifrance — Code pénal, article&nbsp;226-4-2 (sanction de l&#8217;expulsion illégale). Consulté le 25/08/2026.</li>
<li>Service-public.gouv.fr — « Expulsion locative&nbsp;: trêve hivernale ». Consulté le 25/08/2026.</li>
<li>Institut national de la consommation (INC) — « Expulsion&nbsp;: trêve hivernale ». Consulté le 25/08/2026.</li>
</ul>
<p>The post <a href="https://jouy-immobilier.fr/treve-hivernale/">Trêve hivernale : ce que locataires et bailleurs peuvent (et ne peuvent pas) faire</a> appeared first on <a href="https://jouy-immobilier.fr">Jouy Immobilier</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>État des lieux de sortie : déroulé, litiges et restitution du dépôt de garantie</title>
		<link>https://jouy-immobilier.fr/etat-des-lieux-de-sortie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille Berthier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jul 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Relation locataire-bailleur]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://jouy-immobilier.fr/?p=36</guid>

					<description><![CDATA[<p>État des lieux de sortie : déroulé le jour J, vétusté ou dégradation, délais de restitution du dépôt de garantie et recours en cas de litige.</p>
<p>The post <a href="https://jouy-immobilier.fr/etat-des-lieux-de-sortie/">État des lieux de sortie : déroulé, litiges et restitution du dépôt de garantie</a> appeared first on <a href="https://jouy-immobilier.fr">Jouy Immobilier</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;état des lieux de sortie, c&rsquo;est le document qui décide, à lui seul, si vous récupérez votre dépôt de garantie en totalité… ou amputé de retenues. Réalisé le jour où vous rendez les clés, à l&rsquo;issue du délai de préavis suivant votre <a href="https://jouy-immobilier.fr/resilier-un-bail-location/">résiliation de bail</a>, il est comparé à <a href="https://jouy-immobilier.fr/etat-des-lieux-d-entree/">l&rsquo;état des lieux d&rsquo;entrée</a> pour établir ce qui relève de l&rsquo;usure normale (à la charge du bailleur) et ce qui constitue une dégradation (à votre charge). Autant dire qu&rsquo;il vaut mieux en connaître les règles avant de s&rsquo;y présenter.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Locataire qui veut son dépôt intact, ou bailleur qui veut sécuriser d&rsquo;éventuelles retenues : voici, étape par étape, comment se déroule un état des lieux de sortie, qui paie quoi, dans quels délais le dépôt de garantie doit vous revenir, et que faire en cas de désaccord. Tous les chiffres cités sont sourcés (loi du 6 juillet 1989, service-public.fr, ANIL) et datés en fin d&rsquo;article.</p>
<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;état des lieux de sortie, à quoi ça sert (et pourquoi il est décisif)</h2>
<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;état des lieux de sortie décrit l&rsquo;état du logement au moment où le locataire le quitte. Comme celui d&rsquo;entrée, il doit être établi <strong>de façon contradictoire et amiable</strong>, c&rsquo;est-à-dire en présence des deux parties (ou de leurs représentants), en autant d&rsquo;exemplaires que de parties, et être annexé au bail. C&rsquo;est l&rsquo;article 3-2 de la loi du 6 juillet 1989 qui fixe ce cadre.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Son rôle est simple mais capital : il sert de <strong>point de comparaison</strong>. Le bailleur met en regard l&rsquo;état des lieux d&rsquo;entrée et celui de sortie pour déterminer les réparations éventuellement imputables au locataire. Tout ce qui a changé <em>en mal</em> et qui ne relève pas de l&rsquo;usure normale peut justifier une retenue sur le dépôt de garantie. À l&rsquo;inverse, s&rsquo;il n&rsquo;y a aucune différence défavorable, le dépôt doit vous être restitué intégralement. Ce document est donc la pièce maîtresse de la fin de bail : soigné, il évite l&rsquo;essentiel des litiges ; bâclé, il les provoque.</p>
<h2 class="wp-block-heading">Comment se déroule l&rsquo;état des lieux de sortie, étape par étape</h2>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>En bref.</strong> L&rsquo;état des lieux de sortie se fait le jour du départ, logement vidé et nettoyé, en présence du locataire et du bailleur (ou d&rsquo;un mandataire). On reprend l&rsquo;état des lieux d&rsquo;entrée pièce par pièce : sols, murs, équipements, relevés de compteurs. Le document signé sert de référence pour le dépôt de garantie.</p>
<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;état des lieux de sortie se réalise le jour du départ effectif, une fois le logement <strong>entièrement vidé</strong> de vos affaires et nettoyé. Concrètement, la visite suit toujours la même logique :</p>
<ul class="wp-block-list">
<li><strong>On repart de l&rsquo;état des lieux d&rsquo;entrée.</strong> Munissez-vous de votre exemplaire : la comparaison se fait pièce par pièce, ligne par ligne.</li>
<li><strong>On décrit chaque pièce.</strong> Sols, murs, plafonds, plinthes, fenêtres, volets, portes, prises, interrupteurs, robinetterie, équipements (cuisine, chauffage…). Chaque élément est qualifié : neuf, bon, moyen, mauvais.</li>
<li><strong>On relève les compteurs</strong> (électricité, gaz, eau) et on totalise le nombre de clés, badges et télécommandes rendus.</li>
<li><strong>On photographie</strong> tout point sensible. Une photo datée vaut mieux qu&rsquo;une longue description contestable.</li>
<li><strong>On signe</strong> les deux exemplaires. Chaque partie en conserve un ; sans signature, le document perd sa force probante.</li>
</ul>
<p class="wp-block-paragraph">Un conseil pratique : ne signez jamais un état des lieux de sortie avec la mention « sous réserve » sans détailler par écrit vos réserves. Si vous n&rsquo;êtes pas d&rsquo;accord avec une observation, faites-la noter noir sur blanc dans le document avant de signer.</p>
<h2 class="wp-block-heading">Vétusté ou dégradation : qui paie quoi ?</h2>
<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est LE point qui cristallise les tensions. La règle de fond est nette : le locataire répond des <strong>dégradations</strong> qu&rsquo;il a causées, mais <strong>pas</strong> de l&rsquo;usure normale du logement liée au temps et à un usage normal. On appelle cette usure la <em>vétusté</em>. Une peinture qui a terni en quatre ans, une moquette lustrée par le passage : c&rsquo;est de la vétusté, elle reste à la charge du bailleur. Un mur troué de chevilles non rebouchées, un sol brûlé par un fer à repasser : ce sont des dégradations, à votre charge.</p>
<figure class="wp-block-table">
<table>
<thead>
<tr>
<th style="background:#1d6a5f;color:#fff;">Usure normale / vétusté — à la charge du bailleur</th>
<th style="background:#c1712f;color:#fff;">Dégradation — à la charge du locataire</th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td>Peinture ou papier peint jaunis, ternis par le temps</td>
<td>Murs percés, tachés, trous de chevilles non rebouchés</td>
</tr>
<tr>
<td>Sol ou moquette usés par un usage normal</td>
<td>Parquet ou sol brûlé, profondément rayé ou troué</td>
</tr>
<tr>
<td>Joints de salle de bain vieillis naturellement</td>
<td>Sanitaire ou vitre cassé, équipement hors service par négligence</td>
</tr>
<tr>
<td>Petits trous de fixation rebouchés proprement</td>
<td>Logement rendu sale, encombré ou non entretenu</td>
</tr>
</tbody>
</table>
</figure>
<p class="wp-block-paragraph">Deux textes encadrent ce partage. Les <strong>réparations locatives</strong> (celles qui incombent au locataire pour l&rsquo;entretien courant) sont listées par le décret n° 87-712 du 26 août 1987. Et pour objectiver la vétusté, le bailleur et le locataire peuvent convenir d&rsquo;annexer au bail une <strong>grille de vétusté</strong> : ce dispositif, prévu par le décret n° 2016-382 du 30 mars 2016, applique un abattement selon l&rsquo;âge et la durée de vie des matériaux (elle n&rsquo;est pas obligatoire, mais très utile pour éviter les discussions).</p>
<div class="wp-block-group encadre-retenir" style="padding:18px 20px;background:#e7f1ef;border-left:4px solid #1d6a5f;border-radius:8px;">
<div class="wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong>À retenir.</strong> La charge de comparer les deux états des lieux revient au bailleur. Sans dégradation démontrée par rapport à l&rsquo;entrée, aucune retenue n&rsquo;est possible : la vétusté ne se facture jamais au locataire.</p>
</div>
</div>
<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img width="2160" height="2160"  alt="Infographie : état des lieux de sortie, vétusté à la charge du bailleur, dégradations à la charge du locataire, délais de restitution du dépôt de garantie" class="wp-image-35"/ loading="eager" fetchpriority="high" decoding="async" src="https://jouy-immobilier.fr/wp-content/uploads/2026/07/etat-des-lieux-sortie-qui-paie-quoi.png" srcset="https://jouy-immobilier.fr/wp-content/uploads/2026/07/etat-des-lieux-sortie-qui-paie-quoi.png 2160w, https://jouy-immobilier.fr/wp-content/uploads/2026/07/etat-des-lieux-sortie-qui-paie-quoi-300x300.png 300w, https://jouy-immobilier.fr/wp-content/uploads/2026/07/etat-des-lieux-sortie-qui-paie-quoi-1024x1024.png 1024w, https://jouy-immobilier.fr/wp-content/uploads/2026/07/etat-des-lieux-sortie-qui-paie-quoi-150x150.png 150w, https://jouy-immobilier.fr/wp-content/uploads/2026/07/etat-des-lieux-sortie-qui-paie-quoi-768x768.png 768w, https://jouy-immobilier.fr/wp-content/uploads/2026/07/etat-des-lieux-sortie-qui-paie-quoi-1536x1536.png 1536w, https://jouy-immobilier.fr/wp-content/uploads/2026/07/etat-des-lieux-sortie-qui-paie-quoi-2048x2048.png 2048w" sizes="(max-width: 2160px) 100vw, 2160px" /><figcaption class="wp-element-caption">Sources : art. 3-2 &amp; 22 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, art. 1731 du code civil, décret n° 87-712 du 26 août 1987, service-public.fr, ANIL — à jour juillet 2026.</figcaption></figure>
<h2 class="wp-block-heading">Le dépôt de garantie : délais de restitution et retenues</h2>
<p class="wp-block-paragraph">Une fois l&rsquo;état des lieux de sortie signé, le compte à rebours de la restitution du dépôt de garantie démarre. Les délais fixés par l&rsquo;article 22 de la loi de 1989 dépendent du résultat de la comparaison :</p>
<figure class="wp-block-table">
<table>
<thead>
<tr>
<th style="background:#1d6a5f;color:#fff;">Situation à la sortie</th>
<th style="background:#1d6a5f;color:#fff;">Délai de restitution du dépôt</th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td>État des lieux de sortie <strong>conforme</strong> à celui d&rsquo;entrée</td>
<td><strong>1 mois</strong> à compter de la remise des clés</td>
</tr>
<tr>
<td>Différences justifiant des <strong>retenues</strong></td>
<td><strong>2 mois</strong> à compter de la remise des clés</td>
</tr>
<tr>
<td>Logement en <strong>copropriété</strong> (<a href="https://jouy-immobilier.fr/charges-de-copropriete/">charges à régulariser</a>)</td>
<td>Provision retenue <strong>≤ 20 %</strong> du dépôt jusqu&rsquo;à l&rsquo;arrêté annuel des comptes</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Retard</strong> du bailleur au-delà du délai légal</td>
<td>Dépôt majoré de <strong>10 % du loyer mensuel</strong> (hors charges) par mois commencé</td>
</tr>
</tbody>
</table>
</figure>
<p class="wp-block-paragraph">Bon &agrave; savoir&nbsp;: tous les baux ne pr&eacute;voient pas de d&eacute;p&ocirc;t de garantie. Le <a href="https://jouy-immobilier.fr/bail-mobilite/">bail mobilit&eacute;</a>, ce contrat meubl&eacute; de courte dur&eacute;e, en est l&eacute;galement dispens&eacute;&nbsp;: le bailleur ne peut en exiger aucun (article&nbsp;25-14 de la loi du 6&nbsp;juillet 1989).</p>
<p class="wp-block-paragraph">Attention : toute retenue doit être <strong>justifiée</strong>. Le bailleur ne peut pas garder une somme « au cas où » : il doit produire des pièces (état des lieux comparé, photos, devis et, le plus souvent, factures acquittées — les tribunaux exigent fréquemment une facture plutôt qu&rsquo;un simple devis). Pensez aussi à communiquer votre nouvelle adresse : sans elle, la pénalité de retard de 10 % ne s&rsquo;applique pas.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Pour le détail complet des montants selon le type de location, des délais de restitution et des recours en cas de blocage, voir notre guide dédié : <a href="https://jouy-immobilier.fr/depot-de-garantie-location/">dépôt de garantie en location</a>.</p>
<div class="wp-block-group" style="padding:18px 20px;background:#fbeee1;border-left:4px solid #d98b4a;border-radius:8px;">
<div class="wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Exemple chiffré.</strong> Marie quitte son studio de 30 m² loué 600 € hors charges ; son dépôt de garantie s&rsquo;élève à 600 €. À la sortie, l&rsquo;état des lieux relève une peinture ternie (vétusté, non imputable) et un trou de perceuse non rebouché (dégradation). Le bailleur justifie une réparation de 90 € par une facture. Il doit donc restituer <strong>600 − 90 = 510 €</strong> dans les <strong>2 mois</strong>. S&rsquo;il ne rend rien au-delà de ce délai sans justificatif, il devra les 600 € <strong>plus 60 € (10 % de 600 €) par mois de retard commencé</strong>.</p>
</div>
</div>
<h2 class="wp-block-heading">Désaccord le jour J : le recours au commissaire de justice</h2>
<p class="wp-block-paragraph">Si les deux parties ne parviennent pas à s&rsquo;entendre — le bailleur veut noter une dégradation que le locataire conteste, ou l&rsquo;une des parties refuse tout simplement de faire l&rsquo;état des lieux — la loi prévoit une porte de sortie : faire établir le constat par un <strong>commissaire de justice</strong> (l&rsquo;ancien huissier). Son constat a une force probante très solide.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Bonne nouvelle pour le porte-monnaie : dans ce cas, les <strong>frais sont partagés par moitié</strong> entre le bailleur et le locataire (article 3-2 de la loi de 1989), et le coût est réglementé. Le barème en vigueur (article A444-27 du code de commerce) prévoit un émolument de <strong>110,68 €</strong> pour un logement de 50 m² ou moins, <strong>128,95 €</strong> entre 50 et 150 m², et <strong>193,43 €</strong> au-delà de 150 m². Divisé en deux, l&rsquo;effort reste mesuré au regard d&rsquo;un litige sur le dépôt.</p>
<h2 class="wp-block-heading">Et si aucun état des lieux de sortie n&rsquo;est réalisé ?</h2>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>En bref.</strong> Sans état des lieux de sortie, l&rsquo;article 1731 du code civil présume le logement rendu en bon état : la situation profite au bailleur, sauf preuve contraire. Mais si un état des lieux d&rsquo;entrée existe sans état des lieux de sortie, la jurisprudence protège le locataire, faute de comparaison au départ.</p>
<p class="wp-block-paragraph">Ne pas faire d&rsquo;état des lieux de sortie est une erreur… mais pour qui ? Tout dépend de l&rsquo;existence d&rsquo;un état des lieux d&rsquo;entrée.</p>
<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Aucun état des lieux n&rsquo;a jamais été fait (ni entrée, ni sortie).</strong> L&rsquo;article 1731 du code civil s&rsquo;applique : le locataire est présumé avoir reçu le logement en bon état et doit le rendre tel. La présomption joue alors <em>contre</em> le locataire, sauf s&rsquo;il prouve le contraire — ou si c&rsquo;est le bailleur qui a fait obstacle à l&rsquo;établissement de l&rsquo;état des lieux.</li>
<li><strong>Il existe un état des lieux d&rsquo;entrée, mais pas de sortie.</strong> Là, la situation se retourne : faute de point de comparaison au départ, le bailleur ne peut pas démontrer de dégradations imputables au locataire. En pratique, la jurisprudence protège le locataire, et le dépôt doit lui être restitué.</li>
</ul>
<p class="wp-block-paragraph">Moralité : un état des lieux d&rsquo;entrée détaillé est votre meilleure assurance. C&rsquo;est aussi vrai pour d&rsquo;autres documents de fin de location — sur la mesure exacte de votre surface, voyez notre article sur la <a href="https://jouy-immobilier.fr/loi-carrez/">loi Carrez</a>. Et comme la sortie coïncide avec le départ, anticipez le <a href="https://jouy-immobilier.fr/combien-coute-demenagement/">budget de votre déménagement</a>. Et pour reprendre depuis le début du contrat, retrouvez tous nos <a href="https://jouy-immobilier.fr/">guides pratiques du logement</a>.</p>
<div class="wp-block-group" style="padding:18px 20px;background:#e7f1ef;border-left:4px solid #1d6a5f;border-radius:8px;">
<div class="wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le conseil de Camille.</strong> Le jour de l&rsquo;état des lieux de sortie, arrivez avec votre exemplaire d&rsquo;entrée <em>et</em> vos photos d&rsquo;entrée sur le téléphone. Reprenez chaque ligne à voix haute avec le bailleur : neuf sur dix des litiges se règlent là, à l&rsquo;amiable, avant même de parler du dépôt. Et gardez tout : état des lieux signé, photos datées, échanges écrits. En location, le dossier bien tenu gagne toujours.</p>
</div>
</div>
<h2 class="wp-block-heading">Questions fréquentes</h2>
<h3 class="wp-block-heading">Le ménage de fin de bail est-il obligatoire ?</h3>
<p class="wp-block-paragraph">Oui : le logement doit être rendu propre. Un logement rendu sale peut justifier une retenue sur le dépôt de garantie, correspondant au coût d&rsquo;un nettoyage, à condition que le bailleur le justifie (facture d&rsquo;entreprise, par exemple). En revanche, une usure normale (traces d&rsquo;usage, légère patine) ne se facture pas.</p>
<h3 class="wp-block-heading">Dois-je reboucher les trous laissés par mes fixations ?</h3>
<p class="wp-block-paragraph">Les petits trous de chevilles et de clous relèvent de l&rsquo;entretien courant : il est d&rsquo;usage de les reboucher proprement avant de partir. Un mur simplement percé de nombreux trous non rebouchés pourra être considéré comme une dégradation. En cas de doute, un rebouchage soigné évite toute discussion.</p>
<h3 class="wp-block-heading">Le bailleur peut-il retenir tout mon dépôt sans facture ?</h3>
<p class="wp-block-paragraph">Non. Toute retenue doit être justifiée par des pièces (état des lieux comparé, photos, devis et le plus souvent factures). À défaut de justificatif dans le délai légal (1 ou 2 mois), vous pouvez réclamer la restitution intégrale, majorée de 10 % du loyer mensuel par mois de retard, le cas échéant via la commission départementale de conciliation puis le juge des contentieux de la protection.</p>
<h3 class="wp-block-heading">Qui paie l&rsquo;état des lieux quand c&rsquo;est une agence qui le réalise ?</h3>
<p class="wp-block-paragraph">À la sortie, lorsqu&rsquo;un professionnel intervient, les honoraires sont à la charge du bailleur. C&rsquo;est seulement à <strong>l&rsquo;entrée</strong> qu&rsquo;une part peut être facturée au locataire, dans la limite d&rsquo;un plafond de <strong>3,03 € par m²</strong> de surface habitable — et jamais au-delà de la part payée par le bailleur.</p>
<h2 class="wp-block-heading">Sources</h2>
<ul class="wp-block-list">
<li>Loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, articles 3-2 (état des lieux contradictoire, frais de constat partagés), 5 (plafond des honoraires) et 22 (dépôt de garantie, délais de 1 et 2 mois, pénalité de 10 %, provision de 20 % en copropriété) — Legifrance, consulté le 28/07/2026.</li>
<li>Article 1731 du code civil (présomption de bon état en l&rsquo;absence d&rsquo;état des lieux) — Legifrance, consulté le 28/07/2026.</li>
<li>Décret n° 87-712 du 26 août 1987 (liste des réparations locatives) — Legifrance, consulté le 28/07/2026.</li>
<li>Décret n° 2016-382 du 30 mars 2016 (état des lieux et grille de vétusté) — Legifrance, consulté le 28/07/2026.</li>
<li>Article A444-27 du code de commerce (barème du constat par commissaire de justice, en vigueur au 1er mars 2024) — Legifrance, consulté le 28/07/2026.</li>
<li>« Dépôt de garantie » (fiche F39713) et « Frais d&rsquo;état des lieux » — service-public.fr, consulté le 28/07/2026.</li>
<li>« État des lieux d&rsquo;entrée et de sortie » et analyses juridiques — ANIL (anil.org), consulté le 28/07/2026.</li>
</ul>
<p>The post <a href="https://jouy-immobilier.fr/etat-des-lieux-de-sortie/">État des lieux de sortie : déroulé, litiges et restitution du dépôt de garantie</a> appeared first on <a href="https://jouy-immobilier.fr">Jouy Immobilier</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
