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	<title>Diagnostics immobiliers Archives - Jouy Immobilier</title>
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	<description>Conseils pratiques pour votre logement au quotidien</description>
	<lastBuildDate>Thu, 17 Sep 2026 23:09:39 +0000</lastBuildDate>
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	<item>
		<title>Diagnostics obligatoires en location : la liste complète et qui doit les fournir</title>
		<link>https://jouy-immobilier.fr/diagnostics-obligatoires-location/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille Berthier]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Sep 2026 23:09:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Diagnostics immobiliers]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sept diagnostics, mais pas les mêmes pour tous les logements&#160;: certains sont dus quel que soit le bien, d&#8217;autres seulement passé un certain âge de construction ou d&#8217;installation, d&#8217;autres encore selon la localisation du logement. Se tromper dans la liste, c&#8217;est risquer un dossier incomplet à la signature du bail — et un locataire qui ... <a title="Diagnostics obligatoires en location : la liste complète et qui doit les fournir" class="read-more" href="https://jouy-immobilier.fr/diagnostics-obligatoires-location/" aria-label="Read more about Diagnostics obligatoires en location : la liste complète et qui doit les fournir">Read more</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Sept diagnostics, mais pas les mêmes pour tous les logements&nbsp;: certains sont dus quel que soit le bien, d&#8217;autres seulement passé un certain âge de construction ou d&#8217;installation, d&#8217;autres encore selon la localisation du logement. Se tromper dans la liste, c&#8217;est risquer un dossier incomplet à la signature du bail — et un locataire qui peut s&#8217;en servir contre vous. Voici la liste à jour, qui fournit quoi, et ce que vous risquez en cas d&#8217;oubli.</p>
<h2>Quels diagnostics le bailleur doit-il fournir au locataire&nbsp;?</h2>
<p>Le bailleur doit annexer au bail un <strong>dossier de diagnostic technique (DDT)</strong> comprenant, selon les caractéristiques du logement&nbsp;: DPE, plomb, amiante, électricité, gaz, état des risques et diagnostic bruit. Tous ne s&#8217;appliquent pas à tous les logements&nbsp;: chacun dépend de la date de construction, de l&#8217;ancienneté des installations ou de la localisation.</p>
<figure class="wp-block-table">
<table style="border-collapse:collapse;width:100%">
<thead>
<tr>
<th style="background:#1d6a5f;color:#fff;padding:10px;text-align:left">Diagnostic</th>
<th style="background:#1d6a5f;color:#fff;padding:10px;text-align:left">Concerné si…</th>
<th style="background:#1d6a5f;color:#fff;padding:10px;text-align:left">Annexé au bail&nbsp;?</th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7"><strong>DPE</strong></td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">tout logement, sauf exceptions rares</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">Oui</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7"><strong>Plomb (CREP)</strong></td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">permis de construire avant le 1<sup>er</sup>&nbsp;janvier 1949</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">Oui</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7"><strong>Amiante</strong></td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">permis de construire avant le 1<sup>er</sup>&nbsp;juillet 1997</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">Non — tenu à disposition</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7"><strong>Électricité</strong></td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">installation intérieure de plus de 15 ans</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">Oui</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7"><strong>Gaz</strong></td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">installation intérieure de plus de 15 ans</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">Oui</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7"><strong>État des risques (ERP)</strong></td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">logement en zone à risques (naturels, miniers, technologiques, sismiques, radon)</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">Oui</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px"><strong>Bruit aéroport</strong></td>
<td style="padding:10px">logement en zone du plan d&#8217;exposition au bruit (PEB) d&#8217;un aérodrome</td>
<td style="padding:10px">Oui</td>
</tr>
</tbody>
</table><figcaption>Dossier de diagnostic technique (DDT) à la location. Sources&nbsp;: service-public.gouv.fr, ANIL — consulté le 18/09/2026.</figcaption></figure>
<p>Pour les logements en copropriété non meublés, s&#8217;y ajoute la <strong>mention de la surface habitable</strong> (loi Boutin) — ce n&#8217;est pas un diagnostic technique à proprement parler, mais une obligation d&#8217;information distincte&nbsp;: nous lui consacrons <a href="https://jouy-immobilier.fr/loi-boutin-surface-habitable/">un article dédié</a>.</p>
<h2>Le DPE est-il obligatoire pour tous les logements en location&nbsp;?</h2>
<p>Le diagnostic de performance énergétique est dû pour <strong>tout logement mis en location</strong>, meublée ou vide, à l&#8217;exception de trois situations rares&nbsp;: un bâtiment indépendant de moins de 50&nbsp;m², un monument historique classé ou inscrit, et un logement occupé moins de quatre mois par an.</p>
<p>Ces exceptions sont rares et strictement définies&nbsp;: un studio dans un immeuble collectif n&#8217;est pas un « bâtiment indépendant », même s&#8217;il fait moins de 50&nbsp;m². En dehors de ces trois cas, le DPE est dû — et sa classe conditionne même le droit de louer certains logements. Les biens classés G sont interdits à la location depuis 2025&nbsp;; nous détaillons le calendrier complet dans notre article sur le <a href="https://jouy-immobilier.fr/dpe-location/">DPE en location</a>.</p>
<h2>À partir de quand le plomb et l&#8217;amiante sont-ils obligatoires&nbsp;?</h2>
<p>Le constat de risque d&#8217;exposition au plomb (CREP) est dû pour tout logement dont le <strong>permis de construire est antérieur au 1<sup>er</sup>&nbsp;janvier 1949</strong>. Le diagnostic amiante suit une logique voisine mais une date différente&nbsp;: il concerne les logements dont le <strong>permis de construire est antérieur au 1<sup>er</sup>&nbsp;juillet 1997</strong>, quel que soit leur état.</p>
<p>Différence importante entre les deux&nbsp;: le CREP est annexé au bail, tandis que le diagnostic amiante est seulement <strong>tenu à la disposition du locataire</strong>, qui peut en demander communication sans que le bailleur soit tenu de l&#8217;annexer systématiquement. Sur la durée de validité de ces deux diagnostics — et pourquoi elle change selon qu&#8217;ils révèlent ou non une présence —, voir notre pilier sur la <a href="https://jouy-immobilier.fr/duree-validite-diagnostics-immobiliers/">durée de validité des diagnostics immobiliers</a>.</p>
<h2>Diagnostic électricité et gaz&nbsp;: à partir de quel âge sont-ils obligatoires&nbsp;?</h2>
<p>Les diagnostics électricité et gaz sont dus dès lors que l&#8217;<strong>installation intérieure a plus de 15 ans</strong>, dans tout type de logement. Ils signalent les anomalies pouvant présenter un danger — absence de mise à la terre, tableau vétuste, tuyauterie gaz défaillante — sans obliger le bailleur à réaliser les travaux correspondants&nbsp;: ils informent le locataire, qui peut s&#8217;en prévaloir en cas de sinistre lié à l&#8217;installation.</p>
<p>Ces deux diagnostics sont valables <strong>6 ans en location</strong> (contre 3 ans à la vente) — le détail complet, avec le tableau comparatif vente/location, se trouve dans notre article sur la <a href="https://jouy-immobilier.fr/duree-validite-diagnostics-immobiliers/">durée de validité des diagnostics</a>.</p>
<h2>État des risques et diagnostic bruit&nbsp;: quand sont-ils exigés&nbsp;?</h2>
<p>Deux diagnostics ne dépendent ni de l&#8217;âge du logement ni de ses installations, mais uniquement de <strong>sa localisation</strong>&nbsp;: l&#8217;état des risques et pollutions (ERP) en zone à risques, et le diagnostic bruit dans une zone d&#8217;exposition au bruit d&#8217;un aérodrome.</p>
<p>L&#8217;ERP est exigé lorsque le logement se situe dans une zone couverte par un plan de prévention des risques (naturels, miniers ou technologiques), une zone de sismicité de niveau 3 à 5, une zone à potentiel radon de niveau 3, ou un secteur d&#8217;information sur les sols. Le bailleur peut le remplir lui-même à partir des données officielles de la commune&nbsp;: il doit être daté de <strong>moins de 6 mois</strong> avant la signature du bail.</p>
<p>Le diagnostic bruit, obligatoire depuis le 1<sup>er</sup>&nbsp;juin 2020, s&#8217;applique aux logements situés dans une zone du <strong>plan d&#8217;exposition au bruit (PEB)</strong> d&#8217;un aérodrome — les quatre zones A, B, C et D correspondent à une exposition décroissante. Comme l&#8217;ERP, il indique l&#8217;adresse du service en ligne permettant de consulter le plan, et peut être établi par le bailleur lui-même.</p>
<div style="background:#e7f1ef;border-left:4px solid #1d6a5f;padding:16px 20px;margin:24px 0;border-radius:6px">
<p style="margin:0"><strong>À retenir.</strong> Le DPE, le plomb, l&#8217;électricité et le gaz sont réalisés par un <strong>diagnostiqueur certifié</strong>. L&#8217;état des risques et le diagnostic bruit peuvent être établis <strong>par le bailleur lui-même</strong>, à partir des outils officiels (Géorisques, service-public.fr). Dans tous les cas, le coût est <strong>entièrement à la charge du bailleur</strong>&nbsp;: il ne peut être répercuté sur le locataire, ni en charges, ni en supplément de loyer.</p>
</div>
<h2>Que risque un bailleur qui ne fournit pas les diagnostics obligatoires&nbsp;?</h2>
<p>L&#8217;absence d&#8217;un diagnostic obligatoire expose le bailleur à plusieurs recours civils&nbsp;: le locataire peut demander une <strong>réduction du loyer</strong>, des <strong>dommages-intérêts</strong>, et dans les cas les plus graves la <strong>résolution du bail</strong>. Ces recours supposent que le locataire prouve un préjudice concret lié à l&#8217;absence du document&nbsp;: la seule absence ne suffit pas, il faut un lien avec un dommage réel (surconsommation énergétique imprévue, sinistre lié à une installation non contrôlée…).</p>
<p>Un risque distinct concerne le DPE&nbsp;: une annonce de location qui ne mentionne pas la classe énergétique expose le bailleur à une <strong>amende administrative</strong> pouvant atteindre <strong>3&nbsp;000&nbsp;€ pour une personne physique</strong> (15&nbsp;000&nbsp;€ pour une personne morale), en application de l&#8217;article L126-33 du code de la construction et de l&#8217;habitation. Faire réaliser un DPE par un diagnostiqueur non certifié expose par ailleurs à une amende de 1&nbsp;500&nbsp;€, portée à 3&nbsp;000&nbsp;€ en cas de récidive dans les trois ans.</p>
<div style="background:#fbeee1;border-left:4px solid #d98b4a;padding:16px 20px;margin:24px 0;border-radius:6px">
<p style="margin:0"><strong>Attention.</strong> Un dossier incomplet peut aussi fragiliser le bailleur sur un autre terrain&nbsp;: s&#8217;il ne peut pas prouver qu&#8217;il a remis le document, il ne peut pas s&#8217;exonérer de sa responsabilité si un vice lié à l&#8217;installation non diagnostiquée cause un dommage au locataire ou à un tiers. Conservez systématiquement une preuve de remise (accusé de réception, signature du locataire sur le bordereau d&#8217;annexes).</p>
</div>
<div style="background:#fbeee1;border-left:4px solid #d98b4a;padding:16px 20px;margin:24px 0;border-radius:6px">
<p style="margin:0"><strong>Exemple chiffré.</strong> Monsieur Delage met en location un appartement à Chartres, construit en 1965. Il doit fournir&nbsp;: un DPE (tout logement), et un diagnostic électricité et un diagnostic gaz si les installations ont plus de 15 ans — dans son cas, oui. En revanche, ni le plomb (construit après 1949), ni l&#8217;amiante (construit après 1997) ne sont dus. S&#8217;il se trouve en zone à risque argile (retrait-gonflement), il doit y ajouter un état des risques. Coût total pour ce dossier&nbsp;: environ <strong>250 à 350&nbsp;€</strong>, entièrement à sa charge, pour un DPE valable 10 ans et des diagnostics électricité/gaz valables 6 ans.</p>
</div>
<figure class="wp-block-image size-large"><img  alt="Infographie des diagnostics obligatoires en location : DPE, plomb avant 1949, amiante avant 1997, électricité et gaz si installation de plus de 15 ans, état des risques et diagnostic bruit selon la zone"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://jouy-immobilier.fr/wp-content/uploads/2026/09/diagnostics-obligatoires-location-infographie.png"><figcaption>Récapitulatif des diagnostics obligatoires en location. Sources&nbsp;: service-public.gouv.fr, ANIL, Légifrance — à jour septembre 2026.</figcaption></figure>
<h2>Questions fréquentes</h2>
<h3>Un logement neuf est-il dispensé de diagnostics&nbsp;?</h3>
<p>Non pour le DPE, qui reste dû quel que soit l&#8217;âge du logement. En revanche, un logement construit après 1997 est dispensé du diagnostic amiante, et après 1949 du diagnostic plomb. S&#8217;il est équipé d&#8217;installations électriques et gaz neuves (moins de 15 ans), ces deux diagnostics ne sont pas non plus exigés.</p>
<h3>Faut-il refaire les diagnostics à chaque nouveau locataire&nbsp;?</h3>
<p>Pas systématiquement&nbsp;: tant qu&#8217;un diagnostic est dans sa durée de validité (10 ans pour le DPE, 6 ans pour l&#8217;électricité et le gaz en location), il peut être réutilisé pour un nouveau bail. Seuls l&#8217;état des risques et le diagnostic bruit, valables 6 mois, sont presque toujours à régénérer entre deux locataires.</p>
<h3>Le locataire peut-il refuser de signer le bail si un diagnostic manque&nbsp;?</h3>
<p>Il ne peut pas empêcher la signature, mais il peut se prévaloir de l&#8217;absence après coup pour demander réparation. Mieux vaut, côté bailleur, ne jamais signer sans un dossier complet&nbsp;: c&#8217;est plus simple à réunir avant qu&#8217;à régulariser après.</p>
<h3>Qui choisit le diagnostiqueur&nbsp;?</h3>
<p>Le bailleur, qui doit vérifier sa certification (consultable sur l&#8217;annuaire officiel des diagnostiqueurs). Un diagnostic réalisé par un professionnel non certifié n&#8217;a aucune valeur juridique, même s&#8217;il est correct sur le fond.</p>
<div style="background:#e7f1ef;border-left:4px solid #1d6a5f;padding:16px 20px;margin:24px 0;border-radius:6px">
<p style="margin:0"><strong>Le conseil de Camille.</strong> Avant de mettre un logement en location, faites la liste des diagnostics réellement dus en fonction de sa date de construction et de ses installations — inutile de commander les sept par réflexe. Gardez une copie de chaque rapport avec sa date de réalisation bien visible, et notez dans votre agenda la date à laquelle chacun devra être renouvelé&nbsp;: c&#8217;est l&#8217;état des risques et le diagnostic bruit, valables 6 mois seulement, qu&#8217;on oublie le plus souvent de refaire entre deux locataires.</p>
</div>
<h2>Sources</h2>
<ul>
<li>Service-public.gouv.fr — «&nbsp;Quels diagnostics immobiliers dans le cadre d&#8217;une location&nbsp;?&nbsp;» (F33463) et fiche DPE, consulté le 18/09/2026.</li>
<li>ANIL (Agence nationale pour l&#8217;information sur le logement) — «&nbsp;Diagnostics obligatoires lors d&#8217;une location&nbsp;», consulté le 18/09/2026.</li>
<li>Loi n°&nbsp;89-462 du 6 juillet 1989, article 3-3 (dossier de diagnostic technique), Légifrance, consulté le 18/09/2026.</li>
<li>Code de la construction et de l&#8217;habitation, article L126-33 (amende pour absence de classe DPE dans une annonce), Légifrance, consulté le 18/09/2026.</li>
</ul>
<p><em>Cet article donne une information pratique et générale&nbsp;; il ne remplace pas l&#8217;avis d&#8217;un diagnostiqueur certifié ou d&#8217;un professionnel du droit. Retrouvez tous nos <a href="https://jouy-immobilier.fr/conseils/">conseils pratiques pour votre logement</a>.</em></p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Loi Boutin : surface habitable en location, calcul et recours en cas d&#8217;erreur</title>
		<link>https://jouy-immobilier.fr/loi-boutin-surface-habitable/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille Berthier]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Aug 2026 06:30:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Diagnostics immobiliers]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://jouy-immobilier.fr/?p=79</guid>

					<description><![CDATA[<p>Loi Boutin : définition légale de la surface habitable, ce qui compte et ne compte pas, obligation de mention au bail, et recours du locataire en cas d'écart de plus de 5 %.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Vous visitez un appartement annoncé « 45&nbsp;m² » et, une fois les meubles installés, vous avez l&#8217;impression que le compte n&#8217;y est pas&nbsp;? Ou vous êtes propriétaire et vous ne savez pas quelle surface indiquer sur le bail&nbsp;: celle du diagnostic de performance énergétique, celle de l&#8217;agence, celle du plan&nbsp;? Dans les deux cas, c&#8217;est la même règle qui s&#8217;applique&nbsp;: la <strong>loi Boutin</strong>, qui impose de mentionner la <strong>surface habitable</strong> dans tout contrat de location. Une notion précise, différente de la surface Carrez, et qui ouvre un vrai droit à réduction de loyer en cas d&#8217;erreur. Voici ce qu&#8217;il faut savoir, chiffres et textes de loi à l&#8217;appui.</p>
<h2>Qu&#8217;est-ce que la loi Boutin&nbsp;?</h2>
<p>La loi Boutin oblige tout bailleur à indiquer la surface habitable réelle du logement dans le contrat de location, sous peine de recours du locataire.</p>
<p>La loi Boutin est le nom donné à la loi n°&nbsp;2009-323 du 25&nbsp;mars&nbsp;2009 de mobilisation pour le logement et la lutte contre l&#8217;exclusion, portée par la ministre Christine Boutin. Son article 30 a introduit dans le <strong>Code de la construction et de l&#8217;habitation</strong> une définition légale de la « surface habitable », et rendu sa mention obligatoire dans les baux de location. Depuis, l&#8217;obligation a été précisée par la loi ALUR (n°&nbsp;2014-366 du 24&nbsp;mars&nbsp;2014) et le décret n°&nbsp;2015-587 du 29&nbsp;mai&nbsp;2015, applicable depuis le 1<sup>er</sup>&nbsp;août&nbsp;2015&nbsp;: le bail-type impose désormais cette mention pour toute location à usage de résidence principale, que le logement soit loué vide ou meublé.</p>
<h2>Que compte-t-on dans la surface habitable&nbsp;?</h2>
<p>La surface habitable est la surface de plancher réellement occupable, hauteur sous plafond d&#8217;au moins 1,80&nbsp;m, une fois déduits murs, cloisons, escaliers et embrasures&nbsp;: elle exclut caves, garages, terrasses et balcons.</p>
<p>La définition légale figure aujourd&#8217;hui à l&#8217;<strong>article R156-1 du Code de la construction et de l&#8217;habitation</strong> (ancien article R111-2, recodifié par le décret n°&nbsp;2021-872 du 30&nbsp;juin&nbsp;2021). Le texte est précis&nbsp;: « la surface de plancher construite, après déduction des surfaces occupées par les murs, cloisons, marches et cages d&#8217;escaliers, gaines, embrasures de portes et fenêtres ». Les parties dont la hauteur est inférieure à 1,80&nbsp;m ne sont, elles, jamais comptées — quelle que soit leur affectation.</p>
<table style="border-collapse:collapse;width:100%">
<thead>
<tr>
<th style="background:#1d6a5f;color:#fff;padding:10px;text-align:left">Compté dans la surface habitable</th>
<th style="background:#1d6a5f;color:#fff;padding:10px;text-align:left">Jamais compté</th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Pièces principales et cuisine (hauteur ≥&nbsp;1,80&nbsp;m)</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Caves, sous-sols, remises, garages</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Salle de bains, WC, couloirs, rangements intérieurs</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Terrasses, loggias, balcons, vérandas</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Combles <em>aménagés</em>, partie où la hauteur atteint 1,80&nbsp;m</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Combles non aménagés, séchoirs extérieurs</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Mezzanine praticable (même règle de hauteur)</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Murs, cloisons, marches, cages d&#8217;escalier</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">—</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Gaines techniques, embrasures de portes et fenêtres</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<div style="background:#e7f1ef;border-left:4px solid #1d6a5f;padding:16px 20px;margin:24px 0;border-radius:4px">
<strong>À retenir.</strong> Aucun texte n&#8217;impose de faire appel à un professionnel pour mesurer la surface habitable, contrairement à la vente en copropriété où le mesurage <a href="https://jouy-immobilier.fr/loi-carrez/">loi Carrez</a> est en pratique confié à un diagnostiqueur. Le bailleur peut mesurer lui-même, à condition d&#8217;appliquer strictement la règle des 1,80&nbsp;m et les exclusions ci-dessus.
</div>
<figure class="wp-block-image size-large"><img width="2160" height="2160"  alt="Infographie loi Boutin : ce qui compte et ne compte pas dans la surface habitable, seuil de 5 pourcent, délai de 4 mois" class="wp-image-78" style="max-width:100%;height:auto"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://jouy-immobilier.fr/wp-content/uploads/2026/08/infographie-loi-boutin.png" srcset="https://jouy-immobilier.fr/wp-content/uploads/2026/08/infographie-loi-boutin.png 2160w, https://jouy-immobilier.fr/wp-content/uploads/2026/08/infographie-loi-boutin-300x300.png 300w, https://jouy-immobilier.fr/wp-content/uploads/2026/08/infographie-loi-boutin-1024x1024.png 1024w, https://jouy-immobilier.fr/wp-content/uploads/2026/08/infographie-loi-boutin-150x150.png 150w, https://jouy-immobilier.fr/wp-content/uploads/2026/08/infographie-loi-boutin-768x768.png 768w, https://jouy-immobilier.fr/wp-content/uploads/2026/08/infographie-loi-boutin-1536x1536.png 1536w, https://jouy-immobilier.fr/wp-content/uploads/2026/08/infographie-loi-boutin-2048x2048.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 2160px) 100vw, 2160px" /><figcaption class="wp-element-caption">Loi Boutin : l&#8217;essentiel en un coup d&#8217;œil (sources : loi 2009-323, art. 3 et 3-1 loi 89-462, art. R156-1 CCH, service-public.fr).</figcaption></figure>
<h2>Le bail doit-il obligatoirement mentionner la surface habitable&nbsp;?</h2>
<p>Oui, pour toute location à usage de résidence principale, meublée ou vide&nbsp;: c&#8217;est une mention obligatoire du contrat depuis la loi ALUR.</p>
<p>L&#8217;article 3 de la loi n°&nbsp;89-462 du 6&nbsp;juillet&nbsp;1989 impose que le contrat précise « la consistance, la destination ainsi que la surface habitable de la chose louée ». Pour les locations meublées, l&#8217;article 25-3 de la même loi rend cette obligation applicable dans les mêmes conditions. Depuis 2017, la surface habitable doit également figurer dans l&#8217;<strong>annonce</strong> de mise en location, et pas seulement dans le bail signé.</p>
<h2>Que faire si le bail ne mentionne pas la surface habitable&nbsp;?</h2>
<p>Le locataire dispose d&#8217;un mois après la prise d&#8217;effet du bail pour mettre en demeure le propriétaire de compléter le contrat, avant de pouvoir saisir le juge.</p>
<p>La procédure est fixée par le dernier alinéa de l&#8217;article 3 de la loi de 1989&nbsp;: le locataire peut, dans un <strong>délai d&#8217;un mois</strong> à compter de la prise d&#8217;effet du bail, mettre en demeure le bailleur par écrit de faire figurer la surface habitable au contrat. Le bailleur dispose à son tour d&#8217;<strong>un mois</strong> pour répondre. À défaut de réponse, ou en cas de refus, le locataire peut saisir la juridiction compétente dans un <strong>délai de trois mois</strong> à compter de la mise en demeure, afin d&#8217;obtenir, le cas échéant, une diminution du loyer.</p>
<h2>Erreur de surface&nbsp;: à partir de quel écart peut-on demander une baisse de loyer&nbsp;?</h2>
<p>Au-delà de 5&nbsp;% d&#8217;écart entre la surface réelle et celle du bail, le locataire peut exiger une diminution de loyer proportionnelle à l&#8217;écart constaté.</p>
<p>C&#8217;est l&#8217;article 3-1 de la loi de 1989 (introduit par la loi ALUR) qui fixe la règle, dans des termes très précis&nbsp;: « lorsque la surface habitable de la chose louée est inférieure de plus d&#8217;un vingtième à celle exprimée dans le contrat de location, le bailleur supporte, à la demande du locataire, une diminution du loyer proportionnelle à l&#8217;écart constaté ». Un vingtième, c&#8217;est <strong>5&nbsp;%</strong>&nbsp;: en dessous de ce seuil, l&#8217;écart est considéré comme une simple marge d&#8217;approximation et n&#8217;ouvre aucun droit.</p>
<p>La procédure se déroule en trois temps&nbsp;: le locataire adresse sa demande au bailleur, qui dispose de <strong>deux mois</strong> pour répondre&nbsp;; à défaut d&#8217;accord, le locataire peut saisir le juge dans un <strong>délai de quatre mois</strong> à compter de sa demande initiale. La diminution de loyer obtenue prend effet <strong>rétroactivement à la date de signature du bail</strong> — sauf si la demande est formulée plus de six mois après la prise d&#8217;effet du contrat, auquel cas elle ne s&#8217;applique qu&#8217;à compter de la date de la demande.</p>
<div style="background:#e7f1ef;border-left:4px solid #1d6a5f;padding:16px 20px;margin:24px 0;border-radius:4px">
<p style="margin:0 0 8px"><strong>Un exemple chiffré&nbsp;: le cas de Nadia, locataire à Rennes.</strong></p>
<p style="margin:0">Le bail de Nadia mentionne un appartement de <strong>50&nbsp;m²</strong> pour un loyer hors charges de <strong>750&nbsp;€</strong>. En faisant refaire un métrage précis avant des travaux, elle découvre que la surface habitable réelle n&#8217;est que de <strong>46&nbsp;m²</strong>, soit un écart de 8&nbsp;%&nbsp;— au-delà du seuil de 5&nbsp;% fixé par l&#8217;article 3-1. Elle peut donc demander une diminution de loyer proportionnelle&nbsp;: 750&nbsp;€&nbsp;×&nbsp;46/50&nbsp;=&nbsp;<strong>690&nbsp;€</strong>, soit 60&nbsp;€ de moins par mois. Si son propriétaire accepte à l&#8217;amiable dans les deux mois suivant sa demande, cette baisse s&#8217;appliquera rétroactivement depuis la signature du bail — à condition qu&#8217;elle ait formulé sa demande dans les six mois suivant la prise d&#8217;effet du contrat.</p>
</div>
<h2>Loi Boutin ou loi Carrez&nbsp;: pourquoi ne faut-il pas les confondre&nbsp;?</h2>
<p>La loi Boutin encadre la location et mesure la surface habitable&nbsp;; la loi Carrez encadre la vente d&#8217;un lot de copropriété et mesure la surface privative&nbsp;: deux notions, deux textes, deux calculs différents.</p>
<p>Les deux lois se ressemblent — même seuil de tolérance de 5&nbsp;%, même logique de recours financier — mais elles ne s&#8217;appliquent ni au même contrat, ni au même type de bien, ni tout à fait à la même surface.</p>
<table style="border-collapse:collapse;width:100%">
<thead>
<tr>
<th style="background:#c1712f;color:#fff;padding:10px;text-align:left">Critère</th>
<th style="background:#c1712f;color:#fff;padding:10px;text-align:left">Loi Boutin</th>
<th style="background:#c1712f;color:#fff;padding:10px;text-align:left">Loi Carrez</th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7"><strong>Contrat concerné</strong></td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Bail de location (vide ou meublé)</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Acte de vente</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7"><strong>Biens concernés</strong></td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Tout logement, résidence principale</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Lots de copropriété uniquement (≥&nbsp;8&nbsp;m²)</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7"><strong>Surface mesurée</strong></td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Surface habitable</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Surface privative</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7"><strong>Texte de référence</strong></td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Art. 3 et 3-1, loi n°&nbsp;89-462 du 6/07/1989</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Loi n°&nbsp;96-1107 du 18/12/1996</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7"><strong>Seuil de tolérance</strong></td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">1/20<sup>e</sup> (5&nbsp;%)</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">1/20<sup>e</sup> (5&nbsp;%)</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7"><strong>Sanction en cas d&#8217;erreur</strong></td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Diminution de loyer proportionnelle</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Diminution du prix de vente proportionnelle</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<div style="background:#fbeee1;border-left:4px solid #d98b4a;padding:16px 20px;margin:24px 0;border-radius:4px">
<strong>Attention&nbsp;: un logement peut être « conforme Carrez » et faux en surface habitable.</strong> Ce sont deux mesures différentes&nbsp;: un balcon ou une cave, exclus des deux calculs, ne créent pas d&#8217;écart entre les deux — mais un box ou une varangue mal classée, ou une hauteur sous pente mal vérifiée, peuvent créer un écart uniquement visible sur l&#8217;un des deux calculs. Ne présumez jamais qu&#8217;une surface Carrez juste garantit une surface habitable juste, et inversement.
</div>
<h2>Foire aux questions</h2>
<h3>La loi Boutin s&#8217;applique-t-elle aux locations meublées&nbsp;?</h3>
<p>Oui. L&#8217;obligation de mentionner la surface habitable dans le bail (article 3 de la loi de 1989) s&#8217;étend aux locations meublées via l&#8217;article 25-3 de la même loi, qui rend l&#8217;article 3 applicable à ce régime.</p>
<h3>Le locataire doit-il faire appel à un diagnostiqueur pour vérifier la surface&nbsp;?</h3>
<p>Non, aucun texte ne l&#8217;impose. Le locataire peut mesurer lui-même le logement en appliquant la règle des 1,80&nbsp;m et les exclusions légales, ou faire appel à un professionnel en cas de doute avant d&#8217;engager une procédure.</p>
<h3>Le seuil de 5&nbsp;% s&#8217;applique-t-il aussi en cas de surface excédentaire&nbsp;?</h3>
<p>Non. L&#8217;article 3-1 de la loi de 1989 ne prévoit une diminution de loyer que si la surface réelle est <em>inférieure</em> à celle du bail. Si le logement est plus grand qu&#8217;annoncé, aucun texte n&#8217;oblige le locataire à payer davantage.</p>
<h3>Que se passe-t-il si le bailleur refuse la diminution de loyer&nbsp;?</h3>
<p>Le locataire peut saisir le juge dans le délai légal de quatre mois à compter de sa demande. Avant d&#8217;en arriver là, la commission départementale de conciliation peut être sollicitée gratuitement pour tenter un accord amiable.</p>
<div style="background:#e7f1ef;border-left:4px solid #1d6a5f;padding:16px 20px;margin:24px 0;border-radius:4px">
<strong>Le conseil de Camille.</strong> Avant de signer, reportez-vous d&#8217;abord au <strong>diagnostic de performance énergétique</strong> (DPE) du logement&nbsp;: la surface qui y figure est en général proche de la surface habitable, même si elle n&#8217;a pas la même valeur juridique — c&#8217;est un premier repère gratuit. Si un écart vous semble important une fois installé, mesurez vous-même pièce par pièce avant d&#8217;engager toute démarche&nbsp;: la mise en demeure et la demande de diminution de loyer se font par écrit, gardez toujours une preuve d&#8217;envoi (lettre recommandée avec accusé de réception).
</div>
<h2>Pour aller plus loin</h2>
<p>Vous emménagez bientôt&nbsp;? Vérifiez aussi la classe énergétique du logement dans notre guide sur le <a href="https://jouy-immobilier.fr/dpe-location/">DPE en location</a>, et si vous achetez un lot de copropriété plutôt que de le louer, la surface se calcule différemment&nbsp;: notre guide sur la <a href="https://jouy-immobilier.fr/loi-carrez/">loi Carrez</a> détaille ce qui change. Retrouvez tous nos guides pratiques sur le logement sur <a href="https://jouy-immobilier.fr/">jouy-immobilier.fr</a>.</p>
<h2>Sources</h2>
<ul>
<li>Legifrance — Loi n°&nbsp;2009-323 du 25&nbsp;mars&nbsp;2009 (loi Boutin), article 30. Consulté le 21/08/2026.</li>
<li>Legifrance — Code de la construction et de l&#8217;habitation, article R156-1 (définition de la surface habitable, ex-R111-2). Consulté le 21/08/2026.</li>
<li>Legifrance — Loi n°&nbsp;89-462 du 6&nbsp;juillet&nbsp;1989, articles 3, 3-1 et 25-3 (mention obligatoire, diminution de loyer, application au meublé). Consulté le 21/08/2026.</li>
<li>Legifrance — Loi n°&nbsp;2014-366 du 24&nbsp;mars&nbsp;2014 (ALUR) et décret n°&nbsp;2015-587 du 29&nbsp;mai&nbsp;2015. Consulté le 21/08/2026.</li>
<li>Service-public.fr — « Rédaction du bail d&#8217;habitation » (mentions obligatoires, surface habitable). Consulté le 21/08/2026.</li>
</ul>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>DPE en location : quelles classes peut-on encore louer ?</title>
		<link>https://jouy-immobilier.fr/dpe-location/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille Berthier]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Aug 2026 23:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Diagnostics immobiliers]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://jouy-immobilier.fr/?p=70</guid>

					<description><![CDATA[<p>DPE en location : quelles classes peut-on encore louer en 2026 ? Calendrier d'interdiction G/F/E, décence énergétique, gel des loyers et recours du locataire.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Avant de mettre un logement en location, une lettre décide désormais de presque tout&nbsp;: celle du <strong>DPE</strong>. Depuis le 1er&nbsp;janvier&nbsp;2025, un logement classé G ne peut plus être proposé à un nouveau locataire, et le calendrier continue de se resserrer jusqu&#8217;en 2034. En 2026 s&#8217;ajoute un changement de calcul qui rebat les cartes pour des centaines de milliers de logements chauffés à l&#8217;électricité. Voici, côté <strong>DPE en location</strong>, ce qui est obligatoire, quelles classes restent louables, et ce que peut faire un locataire dont le logement n&#8217;est plus décent.</p>
<h2>Un DPE est-il obligatoire pour louer un logement&nbsp;?</h2>
<p>Oui. Le diagnostic de performance énergétique est obligatoire pour toute mise en location d&#8217;un logement à usage d&#8217;habitation. Il doit figurer dès l&#8217;annonce, être annexé au bail dans le dossier de diagnostic technique, et il est <strong>opposable</strong> au bailleur depuis le 1er&nbsp;juillet&nbsp;2021.</p>
<p>Concrètement, le DPE accompagne le logement à trois moments. Dans l&#8217;<strong>annonce</strong> d&#8217;abord&nbsp;: la classe énergie et la classe climat (de A à G) doivent y apparaître, avec la mention «&nbsp;logement à consommation énergétique excessive&nbsp;» si le bien est classé F ou G, et le <strong>montant estimé des dépenses annuelles d&#8217;énergie</strong> assorti de son année de référence. À la signature ensuite&nbsp;: le DPE est intégré au dossier de diagnostic technique remis au locataire et annexé au bail. Pendant le bail enfin&nbsp;: parce qu&#8217;il est opposable depuis le 1er&nbsp;juillet&nbsp;2021, un DPE erroné engage la responsabilité du bailleur, qui peut être condamné à des dommages-intérêts. Une annonce non conforme expose par ailleurs à une amende pouvant atteindre <strong>3&nbsp;000&nbsp;€</strong> pour un particulier (15&nbsp;000&nbsp;€ pour une société).</p>
<h2>Quelles classes de DPE peut-on encore louer en 2026&nbsp;?</h2>
<p>En 2026, en métropole, un logement classé G ne peut plus faire l&#8217;objet d&#8217;un nouveau bail&nbsp;: l&#8217;interdiction du G s&#8217;applique depuis le 1er&nbsp;janvier&nbsp;2025. La classe F suivra au 1er&nbsp;janvier&nbsp;2028, puis la classe E au 1er&nbsp;janvier&nbsp;2034. Un F ou un E reste donc louable aujourd&#8217;hui.</p>
<p>Ce calendrier vient de la loi Climat et Résilience du 22&nbsp;août&nbsp;2021, qui a introduit un critère de <strong>décence énergétique</strong> dans la loi du 6&nbsp;juillet&nbsp;1989. La règle vise les <strong>nouveaux baux, les renouvellements et les reconductions tacites</strong>&nbsp;: c&#8217;est au moment de relouer ou de renouveler que la classe est vérifiée. Les départements d&#8217;outre-mer suivent un calendrier décalé (G en 2028, F en 2031, E en 2034), le temps d&#8217;adapter la méthode au climat tropical.</p>
<table style="border-collapse:collapse;width:100%">
<thead>
<tr>
<th style="background:#1d6a5f;color:#fff;padding:10px;text-align:left">Classe DPE</th>
<th style="background:#1d6a5f;color:#fff;padding:10px;text-align:left">Statut en location (métropole)</th>
<th style="background:#1d6a5f;color:#fff;padding:10px;text-align:left">À partir de</th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7"><strong>Plus de 450&nbsp;kWh/m²/an</strong> (pires G)</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Non décent, interdit à la location</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">1er&nbsp;janvier&nbsp;2023</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7"><strong>G</strong></td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Interdit à la location (nouveaux baux, renouvellements, reconductions)</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">1er&nbsp;janvier&nbsp;2025</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7"><strong>F</strong></td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Louable aujourd&#8217;hui — interdit ensuite</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">1er&nbsp;janvier&nbsp;2028</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7"><strong>E</strong></td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Louable aujourd&#8217;hui — interdit ensuite</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">1er&nbsp;janvier&nbsp;2034</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7"><strong>A à D</strong></td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Louable, aucune échéance connue</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">—</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<figure class="wp-block-image size-large"><img  alt="Calendrier d'interdiction de location selon la classe DPE en metropole : classe G interdite depuis le 1er janvier 2025, classe F a partir du 1er janvier 2028, classe E a partir du 1er janvier 2034 ; seuil de decence energetique 450 kWh/m2/an, coefficient electricite passe de 2,3 a 1,9 en 2026, gel des loyers des passoires depuis le 24 aout 2022"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://jouy-immobilier.fr/wp-content/uploads/2026/08/infographie-dpe-location-jouy.png"><figcaption class="wp-element-caption">Sources&nbsp;: loi n°&nbsp;2021-1104 du 22/08/2021 (loi Climat et Résilience), arrêté du 13/08/2025 — ecologie.gouv.fr, service-public.gouv.fr, à jour août 2026.</figcaption></figure>
<h2>Qu&#8217;est-ce que la décence énergétique et le seuil de 450&nbsp;kWh&nbsp;?</h2>
<p>La décence énergétique est le niveau minimal de performance qu&#8217;un logement doit atteindre pour être loué. Depuis le 1er&nbsp;janvier&nbsp;2023, un logement dont la consommation dépasse <strong>450&nbsp;kWh d&#8217;énergie finale par m² et par an</strong> est réputé non décent en métropole&nbsp;: il ne peut plus être mis en location.</p>
<p>Ce seuil a visé en premier lieu les «&nbsp;super-passoires&nbsp;», les logements les plus énergivores de la classe G. La décence n&#8217;est pas qu&#8217;une affaire de confort&nbsp;: c&#8217;est une <strong>obligation légale</strong> à la charge du bailleur, au même titre que l&#8217;absence de risque pour la sécurité ou la présence d&#8217;un chauffage. Un logement qui ne respecte pas le critère énergétique est juridiquement non décent, avec les conséquences que cela emporte pour le propriétaire — nous y revenons plus bas. C&#8217;est aussi ce qui distingue le DPE de sa <a href="https://jouy-immobilier.fr/duree-validite-diagnostics-immobiliers/">durée de validité</a>&nbsp;: un DPE peut être parfaitement valable dix ans et pourtant afficher une classe qui interdit la location.</p>
<h2>Le nouveau calcul du DPE change-t-il la donne en 2026&nbsp;?</h2>
<p>Oui, pour les logements chauffés à l&#8217;électricité. Depuis le 1er&nbsp;janvier&nbsp;2026, le coefficient qui convertit l&#8217;électricité en énergie primaire est passé de <strong>2,3 à 1,9</strong>. Résultat&nbsp;: environ 850&nbsp;000 logements tout électriques gagnent une classe sans aucun travaux, et sortent parfois du statut de passoire.</p>
<p>Ce changement, fixé par l&#8217;arrêté du 13&nbsp;août&nbsp;2025, aligne la France sur la valeur de référence européenne. Il ne modifie ni les murs, ni l&#8217;isolation, ni la consommation réelle&nbsp;: il change seulement la manière de compter. Pour un logement tout électrique, l&#8217;étiquette baisse mécaniquement d&#8217;environ 17&nbsp;%. Un bien classé G de justesse à cause de son chauffage électrique a donc pu basculer en F, voire en E, et redevenir louable au 1er&nbsp;janvier&nbsp;2026. À l&#8217;inverse, un logement chauffé au gaz ou au fioul n&#8217;est pas concerné par cette bascule. <strong>Point pratique&nbsp;:</strong> seuls les DPE établis à compter du 1er&nbsp;janvier&nbsp;2026 intègrent le nouveau coefficient — un ancien DPE continue d&#8217;afficher l&#8217;ancienne classe tant qu&#8217;il n&#8217;est pas refait.</p>
<div style="background:#fbeee1;border-left:4px solid #d98b4a;padding:16px 20px;margin:24px 0;border-radius:4px">
<strong>Exemple chiffré.</strong> Le studio tout électrique que loue Camille consomme <strong>100&nbsp;kWh/m²/an d&#8217;énergie finale</strong>. Avec l&#8217;ancien coefficient, son étiquette se calculait sur 100&nbsp;×&nbsp;2,3&nbsp;=&nbsp;<strong>230&nbsp;kWh d&#8217;énergie primaire</strong>. Depuis le 1er&nbsp;janvier&nbsp;2026, le même studio compte 100&nbsp;×&nbsp;1,9&nbsp;=&nbsp;<strong>190&nbsp;kWh</strong>, soit <strong>17&nbsp;%</strong> de moins — de quoi lui faire gagner une classe sans avoir touché un seul radiateur. (Calcul volontairement simplifié pour illustrer le mécanisme&nbsp;: seul un DPE réalisé par un diagnostiqueur certifié établit la classe officielle.)
</div>
<h2>Peut-on augmenter le loyer d&#8217;une passoire thermique&nbsp;?</h2>
<p>Non. Depuis le 24&nbsp;août&nbsp;2022, le loyer d&#8217;un logement classé F ou G est gelé. Le bailleur ne peut ni appliquer la révision annuelle indexée sur l&#8217;IRL, ni augmenter le loyer entre deux locataires, ni proposer une hausse au renouvellement du bail. Le gel vaut pour les locations vides, meublées et les baux mobilité.</p>
<p>Ce gel des loyers, prévu lui aussi par la loi Climat et Résilience, s&#8217;ajoute à l&#8217;interdiction progressive de louer. Autrement dit, tant qu&#8217;une passoire reste classée F ou G, non seulement son avenir locatif est compté, mais son loyer est figé au niveau du bail en cours. C&#8217;est une incitation directe à la rénovation&nbsp;: seule une amélioration de la classe — par des travaux, ou par le nouveau calcul de 2026 pour le tout-électrique — lève le gel et rouvre la possibilité d&#8217;ajuster le loyer.</p>
<h2>Que peut faire le locataire d&#8217;un logement classé F ou G&nbsp;?</h2>
<p>Un locataire déjà en place dans un logement devenu non décent peut exiger sa mise en conformité. Il adresse d&#8217;abord une demande écrite au bailleur, puis peut saisir la commission départementale de conciliation, et enfin le juge des contentieux de la protection, qui peut imposer des travaux et réduire le loyer.</p>
<p>L&#8217;interdiction de louer ne rompt pas les baux en cours&nbsp;: un locataire installé dans un logement passé F ou G n&#8217;est pas expulsé, et son bail se poursuit. Mais il dispose de leviers réels si le logement n&#8217;est pas décent sur le plan énergétique. La marche à suivre est graduée&nbsp;: courrier recommandé au bailleur réclamant les travaux avec un délai&nbsp;; à défaut d&#8217;accord dans les deux mois, saisine de la <strong>commission départementale de conciliation</strong>&nbsp;; puis, si le blocage persiste, le <strong>juge des contentieux de la protection</strong>. Le juge peut ordonner les travaux sous astreinte, réduire ou suspendre le loyer, et accorder des dommages-intérêts. Pendant tout le bail, c&#8217;est le bailleur qui supporte les travaux nécessaires à la décence, y compris énergétiques. Pour être accompagné gratuitement, l&#8217;<strong>ADIL</strong> de votre département tient des consultations juridiques dédiées.</p>
<table style="border-collapse:collapse;width:100%">
<thead>
<tr>
<th style="background:#c1712f;color:#fff;padding:10px;text-align:left">Le locataire peut…</th>
<th style="background:#c1712f;color:#fff;padding:10px;text-align:left">Le bailleur doit…</th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Demander par écrit (LRAR) la mise en conformité énergétique</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Fournir un logement décent, DPE annexé au bail</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Saisir la commission départementale de conciliation</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Répondre et engager les travaux de décence à sa charge</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Saisir le juge&nbsp;: travaux sous astreinte, baisse de loyer, dommages-intérêts</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Ne pas augmenter le loyer d&#8217;une passoire (gel depuis le 24/08/2022)</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Se faire accompagner gratuitement par l&#8217;ADIL</td>
<td style="padding:10px;border:1px solid #e9e2d7">Afficher la classe et le coût énergétique dès l&#8217;annonce</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<div style="background:#e7f1ef;border-left:4px solid #1d6a5f;padding:16px 20px;margin:24px 0;border-radius:4px">
<strong>À retenir.</strong> L&#8217;interdiction de louer se déclenche au moment de <em>relouer</em> ou de <em>renouveler</em>, pas du jour au lendemain sur un bail en cours. Un logement classé G loué avant 2025 peut continuer d&#8217;être occupé par le même locataire&nbsp;; c&#8217;est au départ de celui-ci que le propriétaire se heurtera à l&#8217;interdiction de le remettre sur le marché.
</div>
<div style="background:#e7f1ef;border-left:4px solid #1d6a5f;padding:16px 20px;margin:24px 0;border-radius:4px">
<strong>Le conseil de Camille.</strong> Si votre logement est chauffé à l&#8217;électricité et qu&#8217;il était classé G ou F de justesse, faites établir un <strong>nouveau DPE à partir de 2026</strong> avant de conclure quoi que ce soit&nbsp;: le changement de coefficient a pu le faire remonter d&#8217;une classe sans le moindre travaux, et donc le rendre à nouveau louable ou dégeler son loyer. À l&#8217;inverse, ne vous fiez jamais à un DPE antérieur à 2026 pour juger un bien tout électrique&nbsp;: il affiche encore l&#8217;ancien calcul.
</div>
<h2>Questions fréquentes sur le DPE en location</h2>
<h3>Un bail en cours est-il annulé si mon logement devient interdit à la location&nbsp;?</h3>
<p>Non. L&#8217;interdiction vise les nouveaux baux, les renouvellements et les reconductions tacites. Un bail en cours se poursuit normalement jusqu&#8217;à son terme&nbsp;; le locataire n&#8217;est pas expulsé. C&#8217;est au moment de relouer que le propriétaire doit avoir remis le logement au niveau exigé.</p>
<h3>Faut-il un audit énergétique pour louer un logement&nbsp;?</h3>
<p>Non. L&#8217;audit énergétique est exigé pour la <em>vente</em> des logements les plus énergivores (classes F et G, puis E depuis 2025), pas pour la location. Pour louer, c&#8217;est le DPE — et le respect du critère de décence énergétique — qui s&#8217;applique. Les deux documents ne se confondent pas.</p>
<h3>Que devient l&#8217;interdiction du G avec la réforme dont on parle&nbsp;?</h3>
<p>À l&#8217;été 2026, une réforme est en discussion au Parlement pour assouplir l&#8217;interdiction du G, par exemple en autorisant la location contre un engagement de travaux. À ce jour, aucun texte n&#8217;a été adopté&nbsp;: la règle en vigueur reste l&#8217;interdiction du G depuis le 1er&nbsp;janvier&nbsp;2025. Nous mettrons cette page à jour si la loi change.</p>
<h3>Le DPE réalisé pour mon précédent locataire est-il encore valable&nbsp;?</h3>
<p>Un DPE reste valable dix ans, mais deux réserves&nbsp;: un DPE édité entre 2018 et mi-2021 a une validité écourtée, et un DPE antérieur à 2026 n&#8217;intègre pas le nouveau coefficient électricité. Notre article sur la <a href="https://jouy-immobilier.fr/duree-validite-diagnostics-immobiliers/">durée de validité des diagnostics</a> détaille chaque cas.</p>
<h2>Sources</h2>
<ul>
<li>Ministère de la Transition écologique, «&nbsp;Diagnostic de performance énergétique (DPE)&nbsp;» et «&nbsp;Location&nbsp;: gel des loyers des passoires énergétiques&nbsp;» — ecologie.gouv.fr, mises à jour le 19&nbsp;décembre&nbsp;2025 (consulté le 14/08/2026).</li>
<li>Service-public.fr, «&nbsp;Diagnostic de performance énergétique (DPE) en cas de location&nbsp;» (F16096) — mis à jour le 1er&nbsp;janvier&nbsp;2026 (consulté le 14/08/2026).</li>
<li>Loi n°&nbsp;2021-1104 du 22&nbsp;août&nbsp;2021 (loi Climat et Résilience), articles relatifs à la décence énergétique et au gel des loyers&nbsp;; loi n°&nbsp;89-462 du 6&nbsp;juillet&nbsp;1989, articles 6 et 20-1 — Légifrance (consulté le 14/08/2026).</li>
<li>Arrêté du 13&nbsp;août&nbsp;2025 modifiant le facteur de conversion de l&#8217;énergie finale en énergie primaire de l&#8217;électricité (coefficient 2,3&nbsp;→&nbsp;1,9), en vigueur le 1er&nbsp;janvier&nbsp;2026 — Légifrance, JORF&nbsp;; communiqué ministériel «&nbsp;Évolution du calcul du DPE au 1er&nbsp;janvier&nbsp;2026&nbsp;» (consulté le 14/08/2026).</li>
<li>ANIL, «&nbsp;Performance énergétique et décence&nbsp;» et «&nbsp;La non-décence&nbsp;» — anil.org (consulté le 14/08/2026).</li>
</ul>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Durée de validité des diagnostics immobiliers : le tableau (vente et location)</title>
		<link>https://jouy-immobilier.fr/duree-validite-diagnostics-immobiliers/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille Berthier]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Aug 2026 23:10:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Diagnostics immobiliers]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://jouy-immobilier.fr/?p=55</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un diagnostic immobilier n&#8217;est pas valable « à vie ». Chaque document du dossier de diagnostic technique (DDT) a sa propre date de péremption&#160;: dix ans pour le DPE, trois ou six ans pour le gaz et l&#8217;électricité selon que vous vendez ou louez, six mois seulement pour les termites. Se tromper de durée, c&#8217;est ... <a title="Durée de validité des diagnostics immobiliers : le tableau (vente et location)" class="read-more" href="https://jouy-immobilier.fr/duree-validite-diagnostics-immobiliers/" aria-label="Read more about Durée de validité des diagnostics immobiliers : le tableau (vente et location)">Read more</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Un diagnostic immobilier n&#8217;est pas valable « à vie ». Chaque document du dossier de diagnostic technique (DDT) a sa propre date de péremption&nbsp;: dix ans pour le DPE, trois ou six ans pour le gaz et l&#8217;électricité selon que vous vendez ou louez, six mois seulement pour les termites. Se tromper de durée, c&#8217;est risquer de repayer un diagnostic inutilement… ou de signer avec un document périmé. Voici le tableau à jour et, surtout, les pièges que la fiche administrative ne détaille pas. Pour savoir lesquels sont obligatoires dans votre situation précise, consultez notre article sur les <a href="https://jouy-immobilier.fr/diagnostics-obligatoires-location/">diagnostics obligatoires en location</a>.</p>
<h2>À quoi sert la durée de validité d&#8217;un diagnostic ?</h2>
<p>La durée de validité fixe la période pendant laquelle un diagnostic reste opposable&nbsp;: passé ce délai, il doit être refait pour que la vente ou la location soit régulière. Elle se compte à la date de réalisation du diagnostic, et c&#8217;est celle en vigueur le jour de la signature qui compte.</p>
<p>Autrement dit, un diagnostic peut être parfaitement valable au moment du compromis et périmé le jour de l&#8217;acte définitif si le délai a été franchi entre les deux. C&#8217;est le cas le plus fréquent de mauvaise surprise, en particulier pour les états les plus courts (termites, état des risques). La règle générale figure au code de la construction et de l&#8217;habitation&nbsp;; chaque durée est ensuite fixée par un texte propre au diagnostic concerné.</p>
<figure class="wp-block-table">
<table style="border-collapse:collapse;width:100%">
<thead>
<tr>
<th style="background:#1d6a5f;color:#fff;padding:10px;text-align:left">Diagnostic</th>
<th style="background:#1d6a5f;color:#fff;padding:10px;text-align:left">Validité à la vente</th>
<th style="background:#1d6a5f;color:#fff;padding:10px;text-align:left">Quand il est exigé</th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7"><strong>DPE</strong></td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">10 ans</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">Tout logement</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7"><strong>Amiante</strong></td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">Illimitée si absence&nbsp;; réévaluation sous 3 ans si présence</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">Permis de construire avant le 1<sup>er</sup>&nbsp;juillet 1997</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7"><strong>Plomb (CREP)</strong></td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">1 an si présence&nbsp;; illimitée si négatif</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">Logement construit avant le 1<sup>er</sup>&nbsp;janvier 1949</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7"><strong>Gaz</strong></td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">3 ans</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">Installation de plus de 15 ans</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7"><strong>Électricité</strong></td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">3 ans</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">Installation de plus de 15 ans</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7"><strong>Termites</strong></td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">6 mois</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">Zone déclarée par arrêté préfectoral</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7"><strong>État des risques (ERP)</strong></td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">6 mois</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">Zone à risques (naturels, miniers, sismiques, radon)</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7"><strong>Assainissement non collectif</strong></td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">3 ans</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">Logement non raccordé au tout-à-l&#8217;égout</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px"><strong>Surface (loi Carrez)</strong></td>
<td style="padding:10px">Illimitée tant qu&#8217;aucun travaux ne modifie la surface</td>
<td style="padding:10px">Lot en copropriété</td>
</tr>
</tbody>
</table><figcaption>Durées de validité des diagnostics à la vente. Sources&nbsp;: service-public.gouv.fr, ANIL — consulté le 04/08/2026.</figcaption></figure>
<h2>Vente ou location&nbsp;: pourquoi les durées ne sont pas les mêmes</h2>
<p>Le point que presque tout le monde ignore&nbsp;: pour un même logement, un diagnostic gaz ou électricité vaut <strong>3 ans quand vous vendez</strong> mais <strong>6 ans quand vous louez</strong>. Le législateur a jugé qu&#8217;un locataire, présent longtemps, n&#8217;avait pas besoin d&#8217;un contrôle aussi fréquent qu&#8217;un acheteur qui engage tout son patrimoine. Le constat plomb suit la même logique&nbsp;: 1 an à la vente, 6 ans en location lorsqu&#8217;il révèle du plomb.</p>
<p>Concrètement, si vous avez fait diagnostiquer votre installation électrique il y a quatre ans pour la mettre en location, elle est encore valable pour relouer&nbsp;; mais si vous décidez finalement de vendre, ce même diagnostic est périmé depuis un an. C&#8217;est la première erreur à éviter quand on réutilise un ancien dossier.</p>
<figure class="wp-block-table">
<table style="border-collapse:collapse;width:100%">
<thead>
<tr>
<th style="background:#c1712f;color:#fff;padding:10px;text-align:left">Diagnostic</th>
<th style="background:#c1712f;color:#fff;padding:10px;text-align:left">À la vente</th>
<th style="background:#c1712f;color:#fff;padding:10px;text-align:left">En location</th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7"><strong>DPE</strong></td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">10 ans</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">10 ans</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7"><strong>Gaz</strong></td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">3 ans</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">6 ans</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7"><strong>Électricité</strong></td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">3 ans</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">6 ans</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7"><strong>Plomb (CREP), si présence</strong></td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">1 an</td>
<td style="padding:10px;border-bottom:1px solid #e9e2d7">6 ans</td>
</tr>
<tr>
<td style="padding:10px"><strong>État des risques (ERP)</strong></td>
<td style="padding:10px">6 mois</td>
<td style="padding:10px">6 mois</td>
</tr>
</tbody>
</table><figcaption>Les diagnostics dont la durée change selon l&#8217;opération. Sources&nbsp;: service-public.gouv.fr, ANIL — consulté le 04/08/2026.</figcaption></figure>
<h2>Combien de temps le DPE est-il valable&nbsp;?</h2>
<p>Le diagnostic de performance énergétique est valable <strong>10 ans</strong>, à la vente comme en location. Le vendeur ou le bailleur doit présenter un DPE de moins de dix ans à la date de la signature. C&#8217;est la durée la plus longue de tout le dossier de diagnostic technique. Attention toutefois&nbsp;: un DPE valable dix ans ne suffit pas pour louer si sa <a href="https://jouy-immobilier.fr/dpe-location/">classe DPE interdit la mise en location</a> (les logements classés G le sont depuis 2025) — c&#8217;est un point distinct de la durée de validité.</p>
<p>Une exception a fait tomber beaucoup de dossiers&nbsp;: les DPE réalisés entre le 1<sup>er</sup>&nbsp;janvier 2018 et le 30&nbsp;juin 2021, sous l&#8217;ancienne méthode, ne sont <strong>plus valables depuis le 1<sup>er</sup>&nbsp;janvier 2025</strong>. Seuls les DPE établis depuis le 1<sup>er</sup>&nbsp;juillet 2021 courent bien sur dix ans. Avant de réutiliser un vieux DPE, vérifiez donc sa date de réalisation autant que sa date de validité affichée.</p>
<figure class="wp-block-image size-large"><img  alt="Tableau des durées de validité des diagnostics immobiliers à la vente et en location : DPE 10 ans, gaz et électricité 3 ans à la vente et 6 ans en location, termites et état des risques 6 mois"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://jouy-immobilier.fr/wp-content/uploads/2026/08/duree-validite-diagnostics-immobiliers-tableau.png"><figcaption>Récapitulatif visuel des durées de validité. Sources&nbsp;: service-public.gouv.fr, ANIL, code de la construction et de l&#8217;habitation — à jour août 2026.</figcaption></figure>
<h2>Quelle est la durée de validité du diagnostic amiante&nbsp;?</h2>
<p>C&#8217;est le diagnostic le plus mal compris. Quand le repérage ne trouve <strong>aucune trace d&#8217;amiante</strong>, le constat est valable <strong>sans limite de durée</strong>&nbsp;: il n&#8217;est jamais à refaire. Ce n&#8217;est que lorsque de l&#8217;amiante est détecté qu&#8217;une réévaluation de son état s&#8217;impose, dans un délai maximal de 3 ans.</p>
<p>On lit souvent «&nbsp;le diagnostic amiante est valable 3 ans&nbsp;»&nbsp;: c&#8217;est faux dans la grande majorité des cas. Depuis 2013, un constat concluant à l&#8217;absence d&#8217;amiante est définitif. Le délai de 3 ans ne concerne que les logements où de l&#8217;amiante est présent, pour surveiller son évolution. Le diagnostic ne vise que les biens dont le permis de construire est antérieur au 1<sup>er</sup>&nbsp;juillet 1997.</p>
<h2>Diagnostic électricité et gaz&nbsp;: 3 ans ou 6 ans&nbsp;?</h2>
<p>Les deux se lisent de la même façon&nbsp;: <strong>3 ans pour une vente, 6 ans pour une location</strong>. Ils sont exigés lorsque l&#8217;installation a <strong>plus de 15 ans</strong>. À défaut de diagnostic valable, une attestation de conformité de l&#8217;installation datant de moins de six ans peut le remplacer en location.</p>
<p>Ces deux états signalent les anomalies pouvant présenter un danger (absence de mise à la terre, tableau vétuste, tuyau de gaz souple périmé…). Ils ne vous obligent pas à réaliser les travaux, mais ils informent l&#8217;acheteur ou le locataire, qui pourra s&#8217;en servir pour négocier ou demander une remise en état. C&#8217;est exactement le type d&#8217;arbitrage sur lequel se joue la suite d&#8217;une transaction.</p>
<h2>Plomb, termites et état des risques&nbsp;: les durées à ne pas confondre</h2>
<p>Trois diagnostics aux durées courtes ou conditionnelles concentrent l&#8217;essentiel des oublis&nbsp;:</p>
<ul>
<li><strong>Plomb (CREP)</strong>&nbsp;: obligatoire pour un logement construit avant le 1<sup>er</sup>&nbsp;janvier 1949. Valable <strong>1 an à la vente</strong> et <strong>6 ans en location</strong> lorsqu&#8217;il révèle du plomb au-delà du seuil&nbsp;; <strong>illimité</strong> lorsqu&#8217;il est négatif.</li>
<li><strong>Termites</strong>&nbsp;: seulement <strong>6 mois</strong>. C&#8217;est la durée la plus courte&nbsp;: dans les zones déclarées par arrêté préfectoral, un état de plus de six mois le jour de la signature est à refaire.</li>
<li><strong>État des risques (ERP)</strong>&nbsp;: valable <strong>6 mois</strong> lui aussi, à la vente comme en location. Il se génère à partir des données de la commune et doit être daté de moins de six mois à la signature.</li>
</ul>
<p>À ces trois-là s&#8217;ajoute l&#8217;<strong>assainissement non collectif</strong> (3 ans), pour les logements non raccordés au tout-à-l&#8217;égout.</p>
<div style="background:#e7f1ef;border-left:4px solid #1d6a5f;padding:16px 20px;margin:24px 0;border-radius:6px">
<p style="margin:0"><strong>À retenir.</strong> Trois repères suffisent pour ne pas se tromper&nbsp;: le <strong>DPE tient 10 ans</strong>&nbsp;; le <strong>gaz et l&#8217;électricité passent de 3 à 6 ans</strong> quand on loue au lieu de vendre&nbsp;; les <strong>termites et l&#8217;état des risques ne tiennent que 6 mois</strong> et sont presque toujours ceux qu&#8217;il faut refaire au dernier moment.</p>
</div>
<div style="background:#fbeee1;border-left:4px solid #d98b4a;padding:16px 20px;margin:24px 0;border-radius:6px">
<p style="margin:0"><strong>Exemple chiffré.</strong> Les Rivière vendent à Chartres un appartement de 1985. Ils réutilisent le dossier fait pour la location d&#8217;il y a quatre ans. Le <strong>DPE</strong> (fait en 2023, valable 10 ans) est bon. Mais l&#8217;<strong>électricité</strong> et le <strong>gaz</strong> valaient 6 ans en location&nbsp;: à la vente, la limite est de 3 ans, ils sont <strong>périmés</strong>. L&#8217;<strong>état des risques</strong> de 4 ans est également hors délai (6 mois). Bilan&nbsp;: trois diagnostics à refaire, soit environ <strong>250 à 350&nbsp;€</strong> — mais aucune obligation de repayer le DPE.</p>
</div>
<h2>Que se passe-t-il si un diagnostic est périmé le jour de la signature&nbsp;?</h2>
<p>Un diagnostic périmé n&#8217;est plus opposable. En cas de défaut ou de document expiré, le vendeur ne peut plus s&#8217;exonérer de la garantie des vices cachés sur le point concerné, et le DPE, désormais opposable, peut engager sa responsabilité si les informations se révèlent erronées. Mieux vaut donc refaire le document avant l&#8217;acte.</p>
<p>En pratique, le notaire vérifie les dates au moment de préparer l&#8217;acte authentique et réclame les diagnostics à jour. Un diagnostic valable au compromis mais périmé à l&#8217;acte doit être renouvelé&nbsp;: c&#8217;est au vendeur de l&#8217;anticiper. Pour un bailleur, remettre un dossier incomplet ou périmé peut fragiliser le bail et ouvrir un recours au locataire.</p>
<div style="background:#fbeee1;border-left:4px solid #d98b4a;padding:16px 20px;margin:24px 0;border-radius:6px">
<p style="margin:0"><strong>Attention.</strong> Ne datez jamais vos diagnostics au plus tôt «&nbsp;pour être tranquille&nbsp;». Un DPE fait dix-huit mois avant la mise en vente perd d&#8217;emblée un an et demi de validité, et un état des risques ou un termites réalisé trop tôt sera déjà périmé le jour de la signature. Le bon réflexe&nbsp;: faire réaliser le dossier <strong>au moment où l&#8217;on met le bien sur le marché</strong>, pas avant.</p>
</div>
<h2>Questions fréquentes</h2>
<h3>La loi Carrez a-t-elle une date de validité&nbsp;?</h3>
<p>Non. Le mesurage de la surface privative (loi Carrez) n&#8217;a pas de durée légale&nbsp;: il reste valable tant qu&#8217;aucun travaux ne modifie la surface du lot. Une extension, la suppression d&#8217;une cloison ou l&#8217;aménagement de combles imposent en revanche un nouveau mesurage. Pour comprendre ce qui entre ou non dans le calcul, voir notre article dédié à la <a href="https://jouy-immobilier.fr/loi-carrez/">loi Carrez</a>.</p>
<h3>Faut-il refaire les diagnostics à chaque changement de locataire&nbsp;?</h3>
<p>Pas systématiquement. Tant que chaque diagnostic est encore dans sa durée de validité (10 ans pour le DPE, 6 ans pour le gaz, l&#8217;électricité et le plomb positif), vous pouvez le réutiliser pour un nouveau bail. Seul l&#8217;état des risques, valable 6 mois, est presque toujours à régénérer entre deux locataires.</p>
<h3>Un diagnostic encore valable peut-il périmer avant la signature&nbsp;?</h3>
<p>Oui, et c&#8217;est le piège le plus courant. C&#8217;est la date de la signature — compromis puis acte — qui fait foi. Un état des risques ou un termites établi il y a cinq mois peut être parfaitement valable au compromis et périmé le jour de l&#8217;acte définitif si celui-ci intervient plus de six mois après sa réalisation.</p>
<h3>Où lire la date de validité sur mon diagnostic&nbsp;?</h3>
<p>Chaque rapport indique sa date de réalisation en première page&nbsp;; la date de validité se déduit de la durée propre au diagnostic. Le DPE affiche en clair sa date d&#8217;expiration. En cas de doute, fiez-vous à la date de réalisation et ajoutez la durée du tableau ci-dessus.</p>
<div style="background:#e7f1ef;border-left:4px solid #1d6a5f;padding:16px 20px;margin:24px 0;border-radius:6px">
<p style="margin:0"><strong>Le conseil de Camille.</strong> Avant de commander vos diagnostics, faites un rapide inventaire de ce que vous avez déjà et de sa date. Bien souvent, le DPE et l&#8217;amiante (absence) sont encore bons&nbsp;: inutile de les repayer. Concentrez la dépense sur les états courts — termites, état des risques — et sur ceux qui changent de durée entre location et vente. Un diagnostiqueur sérieux vous dira lesquels sont réellement à refaire&nbsp;: demandez-lui de chiffrer poste par poste plutôt qu&#8217;un forfait global.</p>
</div>
<h2>Sources</h2>
<ul>
<li>Service-public.gouv.fr — «&nbsp;Quels diagnostics immobiliers à fournir en cas de vente d&#8217;un logement&nbsp;?&nbsp;» (F10798) et fiche DPE (F16096), consulté le 04/08/2026.</li>
<li>ANIL (Agence nationale pour l&#8217;information sur le logement) — «&nbsp;Diagnostics obligatoires lors d&#8217;une location&nbsp;» et «&nbsp;Quels diagnostics pour devenir propriétaire&nbsp;», consulté le 04/08/2026.</li>
<li>Code de la construction et de l&#8217;habitation, articles L271-4 à L271-6 (dossier de diagnostic technique), Légifrance, consulté le 04/08/2026.</li>
</ul>
<p><em>Cet article donne une information pratique et générale&nbsp;; il ne remplace pas l&#8217;avis d&#8217;un diagnostiqueur certifié ou de votre notaire. Retrouvez tous nos <a href="https://jouy-immobilier.fr/conseils/">conseils pratiques pour votre logement</a>.</em></p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Loi Carrez : ce que mesure vraiment la superficie de votre logement</title>
		<link>https://jouy-immobilier.fr/loi-carrez/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille Berthier]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Jul 2026 19:38:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Diagnostics immobiliers]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://jouy-immobilier.fr/?p=23</guid>

					<description><![CDATA[<p>La surface loi Carrez conditionne le prix d'un lot en copropriété. Ce qu'elle mesure, ce qu'elle exclut, et vos recours en cas d'erreur de plus de 5 %.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Quand on achète ou l&#8217;on vend un appartement en copropriété, un chiffre revient systématiquement dans les annonces et les actes : la <strong>surface loi Carrez</strong>. Elle conditionne le prix affiché, engage la responsabilité du vendeur et ouvre des recours à l&#8217;acheteur en cas d&#8217;erreur. Voici, concrètement, ce qu&#8217;elle mesure, ce qu&#8217;elle exclut, comment elle se distingue des autres surfaces, qui paie le mesurage, et ce que vous pouvez faire si le compte n&#8217;y est pas.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Qu&#8217;est-ce que la loi Carrez ?</h2>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>La loi Carrez (loi n° 96-1107 du 18 décembre 1996) oblige à mentionner la superficie privative d&#8217;un lot de copropriété d&#8217;au moins 8 m² dans l&#8217;acte de vente. Elle protège l&#8217;acheteur en garantissant une mesure fiable et ouvre un recours si l&#8217;écart avec la surface réelle dépasse 5 %.</strong></p>


<p class="wp-block-paragraph">Elle s&#8217;applique à la plupart des lots en copropriété d&#8217;une surface d&#8217;au moins 8 m² : appartements, mais aussi certains locaux commerciaux ou professionnels. Elle ne concerne ni les maisons individuelles hors copropriété, ni les caves, garages, box et emplacements de parking pris isolément.</p>



<div style="background:#e7f1ef;border-left:4px solid #1d6a5f;border-radius:10px;padding:16px 22px;margin:24px 0">
<strong>À retenir —</strong> la surface Carrez ne concerne que la <em>vente</em> d&#8217;un lot en <em>copropriété</em> d&#8217;au moins 8 m². Pour une location, c&#8217;est une autre mesure qui s&#8217;applique (voir plus bas).
</div>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img width="2160" height="2160"  alt="Infographie loi Carrez : surfaces comptées et exclues, tolérance 5 %, recours 1 an, à jour août 2026" class="wp-image-74"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://jouy-immobilier.fr/wp-content/uploads/2026/08/infographie-loi-carrez-refresh-2108.png" srcset="https://jouy-immobilier.fr/wp-content/uploads/2026/08/infographie-loi-carrez-refresh-2108.png 2160w, https://jouy-immobilier.fr/wp-content/uploads/2026/08/infographie-loi-carrez-refresh-2108-300x300.png 300w, https://jouy-immobilier.fr/wp-content/uploads/2026/08/infographie-loi-carrez-refresh-2108-1024x1024.png 1024w, https://jouy-immobilier.fr/wp-content/uploads/2026/08/infographie-loi-carrez-refresh-2108-150x150.png 150w, https://jouy-immobilier.fr/wp-content/uploads/2026/08/infographie-loi-carrez-refresh-2108-768x768.png 768w, https://jouy-immobilier.fr/wp-content/uploads/2026/08/infographie-loi-carrez-refresh-2108-1536x1536.png 1536w, https://jouy-immobilier.fr/wp-content/uploads/2026/08/infographie-loi-carrez-refresh-2108-2048x2048.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 2160px) 100vw, 2160px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Quelles surfaces sont comptées dans le calcul Carrez, et lesquelles sont exclues ?</h2>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sont comptées les surfaces closes et couvertes dont la hauteur sous plafond atteint au moins 1,80 m. Sont exclues les surfaces plus basses, les murs, cloisons et cages d&#8217;escalier, ainsi que les balcons, terrasses, caves, garages et parkings, même vendus avec le lot.</strong></p>


<p class="wp-block-paragraph">La superficie Carrez correspond à la surface des planchers des locaux clos et couverts, après déduction des éléments de structure et des zones trop basses. Le tableau ci-dessous résume l&#8217;essentiel :</p>



<table style="width:100%;border-collapse:collapse;margin:20px 0;font-size:.97em">
<thead><tr>
<th style="background:#1d6a5f;color:#fff;text-align:left;padding:11px 14px;border:1px solid #1d6a5f">Compté dans la surface Carrez</th>
<th style="background:#c1712f;color:#fff;text-align:left;padding:11px 14px;border:1px solid #c1712f">Exclu du calcul</th>
</tr></thead>
<tbody>
<tr><td style="border:1px solid #e9e2d7;padding:10px 14px;vertical-align:top">Planchers des locaux clos et couverts</td><td style="border:1px solid #e9e2d7;padding:10px 14px;vertical-align:top">Surfaces dont la hauteur sous plafond est inférieure à 1,80 m</td></tr>
<tr><td style="border:1px solid #e9e2d7;padding:10px 14px;background:#faf7f2;vertical-align:top">Zones dont la hauteur est supérieure ou égale à 1,80 m</td><td style="border:1px solid #e9e2d7;padding:10px 14px;background:#faf7f2;vertical-align:top">Murs, cloisons, marches et cages d&#8217;escalier</td></tr>
<tr><td style="border:1px solid #e9e2d7;padding:10px 14px;vertical-align:top">Combles et sous-sols aménagés (partie de plus de 1,80 m)</td><td style="border:1px solid #e9e2d7;padding:10px 14px;vertical-align:top">Gaines, embrasures de portes et de fenêtres</td></tr>
<tr><td style="border:1px solid #e9e2d7;padding:10px 14px;background:#faf7f2;vertical-align:top">&nbsp;</td><td style="border:1px solid #e9e2d7;padding:10px 14px;background:#faf7f2;vertical-align:top">Balcons, terrasses, caves, garages et parkings</td></tr>
</tbody></table>



<p class="wp-block-paragraph">Concrètement, une pièce mansardée ne compte que pour sa partie où l&#8217;on tient debout (au-delà de 1,80 m), ce qui explique qu&#8217;un logement sous les toits affiche souvent une surface Carrez sensiblement inférieure à sa surface au sol.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quelle différence entre surface Carrez, surface habitable et surface au sol ?</h2>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>La surface Carrez sert à la vente d&#8217;un lot en copropriété. La surface habitable (loi Boutin) sert à la location d&#8217;un logement vide et exclut davantage d&#8217;espaces. La surface au sol, sans aucune déduction, reste la plus élevée des trois et n&#8217;a aucune valeur juridique.</strong></p>


<p class="wp-block-paragraph">Trois notions coexistent et ne se valent pas. Les confondre peut coûter cher, car elles ne servent pas au même moment :</p>



<table style="width:100%;border-collapse:collapse;margin:20px 0;font-size:.97em">
<thead><tr>
<th style="background:#1d6a5f;color:#fff;text-align:left;padding:11px 14px;border:1px solid #1d6a5f">Type de surface</th>
<th style="background:#1d6a5f;color:#fff;text-align:left;padding:11px 14px;border:1px solid #1d6a5f">Quand l&#8217;utilise-t-on ?</th>
<th style="background:#1d6a5f;color:#fff;text-align:left;padding:11px 14px;border:1px solid #1d6a5f">Particularité</th>
</tr></thead>
<tbody>
<tr><td style="border:1px solid #e9e2d7;padding:10px 14px"><strong>Surface loi Carrez</strong></td><td style="border:1px solid #e9e2d7;padding:10px 14px">Vente d&#8217;un lot en copropriété</td><td style="border:1px solid #e9e2d7;padding:10px 14px">Superficie privative, hauteur ≥ 1,80 m</td></tr>
<tr><td style="border:1px solid #e9e2d7;padding:10px 14px;background:#faf7f2"><strong>Surface habitable (<a href="https://jouy-immobilier.fr/loi-boutin-surface-habitable/">loi Boutin</a>)</strong></td><td style="border:1px solid #e9e2d7;padding:10px 14px;background:#faf7f2">Location d&#8217;un logement vide</td><td style="border:1px solid #e9e2d7;padding:10px 14px;background:#faf7f2">Exclut en plus combles non aménagés, sous-sols, remises, vérandas</td></tr>
<tr><td style="border:1px solid #e9e2d7;padding:10px 14px"><strong>Surface au sol</strong></td><td style="border:1px solid #e9e2d7;padding:10px 14px">Repère brut, indicatif</td><td style="border:1px solid #e9e2d7;padding:10px 14px">Aucune déduction : la plus élevée des trois</td></tr>
</tbody></table>



<p class="wp-block-paragraph">Résultat : pour un même logement, la surface Carrez et la surface habitable peuvent différer de plusieurs mètres carrés. Vérifiez toujours laquelle figure sur le document qu&#8217;on vous présente. Vous êtes locataire, pas acheteur&nbsp;? Notre guide sur la <a href="https://jouy-immobilier.fr/loi-boutin-surface-habitable/">loi Boutin et la surface habitable en location</a> détaille le calcul et vos recours en cas d&#8217;erreur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quels sont vos recours en cas d&#8217;erreur de surface ?</h2>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>Si la surface réelle est inférieure de plus de 5 % à celle indiquée dans l&#8217;acte, vous pouvez demander une diminution du prix proportionnelle, dans un délai d&#8217;un an après la signature. Si aucune surface n&#8217;est mentionnée dans l&#8217;acte, vous pouvez demander la nullité de la vente, dans un délai d&#8217;un mois.</strong></p>


<p class="wp-block-paragraph">La loi tolère un écart de moins de <strong>5 %</strong> entre la surface annoncée dans l&#8217;acte et la surface réelle. En dessous de ce seuil, aucun recours. Au-delà, la loi vous protège.</p>



<div style="background:#fbeee1;border-left:4px solid #d98b4a;border-radius:10px;padding:18px 22px;margin:24px 0">
<strong>Vos recours en un coup d&#8217;œil</strong>
<ul style="margin:10px 0 0;padding-left:20px">
<li><strong>Surface réelle inférieure de plus de 5 %</strong> : diminution du prix proportionnelle à la surface manquante. Action à engager <strong>dans un délai d&#8217;un an</strong> à compter de l&#8217;acte authentique de vente.</li>
<li><strong>Aucune superficie mentionnée dans l&#8217;acte</strong> : possibilité de demander la nullité de la vente, dans un délai d&#8217;un mois à compter de l&#8217;acte authentique.</li>
</ul>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Exemple : pour un bien vendu 250 000 € et annoncé à 50 m², une surface réelle de 46 m² (soit 8 % de moins) ouvre droit à une diminution d&#8217;environ 20 000 € — la valeur des 4 m² manquants. Ces règles sont fixées par l&#8217;article 46 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 sur la copropriété, modifiée par la loi Carrez.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La surface peut-elle jouer en faveur du vendeur si elle est plus grande que prévu ?</h2>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>Non. La loi Carrez protège uniquement l&#8217;acheteur : si le mesurage révèle une surface réelle supérieure à celle annoncée, le vendeur ne peut réclamer aucun supplément de prix. La protection ne joue que dans un sens, ce qui incite les professionnels à mesurer au plus juste, jamais à l&#8217;avantage du vendeur.</strong></p>


<p class="wp-block-paragraph">C&#8217;est un point que la fiche de l&#8217;État détaille peu et qui surprend souvent les vendeurs : l&#8217;article 46 de la loi de 1965 réserve l&#8217;action en diminution de prix à l&#8217;acquéreur, sans réciprocité. Un mesurage sous-évalué ne coûte donc rien au vendeur — un mesurage surévalué, en revanche, l&#8217;expose à devoir rendre une partie du prix.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Qui paie le mesurage Carrez, et qui est responsable en cas d&#8217;erreur ?</h2>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le mesurage fait partie du dossier de diagnostic technique et son coût est à la charge du vendeur. S&#8217;il est réalisé par un diagnostiqueur ou un géomètre professionnel, celui-ci engage sa responsabilité : en cas d&#8217;erreur supérieure à 5 %, son assurance rembourse la diminution de prix payée par le vendeur.</strong></p>


<p class="wp-block-paragraph">La loi n&#8217;impose pas de faire appel à un professionnel, mais c&#8217;est fortement recommandé. Le coût du mesurage est modeste au regard du risque financier d&#8217;une contestation, et un professionnel assuré vous met à l&#8217;abri : c&#8217;est lui qui prend en charge la diminution de prix en cas d&#8217;erreur, et non vous.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Questions fréquentes</h2>



<h3 class="wp-block-heading">La loi Carrez s&#8217;applique-t-elle à une maison ?</h3>


<p class="wp-block-paragraph">Non, sauf si la maison fait partie d&#8217;une copropriété (maison en lotissement soumis au statut de la copropriété, par exemple). Une maison individuelle classique n&#8217;est pas concernée.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le mesurage Carrez est-il obligatoire pour louer ?</h3>


<p class="wp-block-paragraph">Non. Pour une location de logement vide, c&#8217;est la surface habitable (loi Boutin) qui doit figurer au bail, pas la surface Carrez.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un mesurage Carrez a-t-il une durée de validité ?</h3>


<p class="wp-block-paragraph">Il n&#8217;existe pas de durée de validité légale : le mesurage reste valable tant qu&#8217;aucuns travaux ne modifient la surface du lot. Après des travaux (réunion de pièces, création d&#8217;une mezzanine…), un nouveau mesurage s&#8217;impose.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un balcon ou une terrasse comptent-ils dans la surface Carrez ?</h3>


<p class="wp-block-paragraph">Non. Les balcons, terrasses, loggias et vérandas non fermées sont exclus du calcul, même s&#8217;ils sont vendus avec le lot et mentionnés dans l&#8217;annonce. Seule la surface des pièces closes et couvertes, hauteur ≥ 1,80 m, entre dans le décompte.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Qui peut réaliser le mesurage Carrez ?</h3>


<p class="wp-block-paragraph">N&#8217;importe qui en théorie — la loi n&#8217;impose pas de qualification. En pratique, le vendeur, une agence immobilière ou un notaire peuvent le faire eux-mêmes, mais seul un diagnostiqueur ou un géomètre professionnel assuré engage sa responsabilité en cas d&#8217;erreur.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La loi Carrez s&#8217;applique-t-elle aux locaux commerciaux ou professionnels ?</h3>


<p class="wp-block-paragraph">Oui, dès lors que le local commercial ou professionnel constitue un lot de copropriété d&#8217;au moins 8 m² et qu&#8217;il est vendu. La règle ne dépend pas de l&#8217;usage du lot, seulement de son statut de copropriété.</p>



<div style="background:#e7f1ef;border-left:4px solid #1d6a5f;border-radius:10px;padding:18px 22px;margin:26px 0">
<strong>Le conseil de Camille</strong><br>
Avant de signer, comparez trois chiffres : la surface de l&#8217;annonce, celle de l&#8217;acte, et si possible un métré rapide sur place. Un écart qui semble minime peut représenter plusieurs milliers d&#8217;euros une fois rapporté au prix au mètre carré. Et gardez en tête l&#8217;asymétrie : seul un écart en votre défaveur ouvre un recours, c&#8217;est donc à l&#8217;achat qu&#8217;il faut être le plus vigilant. C&#8217;est le moment de poser la question — pas après la signature.
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Un dernier point pratique : contrairement à la plupart des diagnostics immobiliers, le mesurage loi Carrez n&#8217;a pas de date de péremption et reste valable tant qu&#8217;aucun travaux ne modifie la surface. Des travaux qui créent de la surface habitable (véranda, combles aménagés) peuvent d&#8217;ailleurs imposer une <a href="https://jouy-immobilier.fr/declaration-prealable-de-travaux/">déclaration préalable de travaux</a>. Pour les autres documents à annexer à la vente, consultez notre récapitulatif des <a href="https://jouy-immobilier.fr/duree-validite-diagnostics-immobiliers/">durées de validité des diagnostics immobiliers</a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sources</h2>


<ul class="wp-block-list">
<li>Loi n° 96-1107 du 18 décembre 1996 (loi Carrez) et article 46 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 — Legifrance.</li>
<li>Service-public.fr et ANIL (Agence nationale pour l&#8217;information sur le logement) — surface Carrez, mesurage à la charge du vendeur, et recours en cas d&#8217;erreur de surface (consultés le 21 août 2026).</li>
<li>ANIL, jurisprudence — action en diminution de prix réservée à l&#8217;acquéreur (asymétrie de la protection légale) et responsabilité contractuelle du diagnostiqueur envers le vendeur en cas d&#8217;erreur de mesurage (consulté le 21 août 2026).</li>
</ul>

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